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Ce professeur de Harvard dit avoir la preuve de l’existence des aliens

La découverte de deux météorites relance le débat sur la possible présence d’extra-terrestres dans notre voisinage.

Abraham (surnommé Avi) Loeb n’est pas vraiment un chercheur comme les autres. Cet astrophysicien dispose pourtant d’un CV plus que brillant. Diplômé de l’Université Hébraïque de Jérusalem, il émigre rapidement aux États-Unis. Depuis 1993 il enseigne même dans la prestigieuse Université d’Harvard.

Néanmoins ces travaux sont loin de faire consensus. Dans la communauté scientifique, beaucoup de ses confrères se méfient de lui et de ses publications, pour ne pas dire qu’ils le dénigrent. Une défiance qui n’a pas empêché Loeb et son équipe de se rendre en Papouasie Nouvelle-Guinée.

Là-bas, ils se sont intéressés à deux météorites, tombées sur Terre en 2014 et 2017. Selon ses calculs initiaux, Loeb affirmait que ces deux astéroïdes provenaient de régions éloignées, en dehors du système solaire. Jamais de tels objets célestes n’ont été découverts sur Terre, l’intérêt scientifique d’une telle mission était donc très grand.

Une fabrication extra-terrestre ?

Mais depuis plus de 5 ans, les discours de Loeb ont changé du tout au tout. Les météorites ne sont plus de « simples » cailloux cosmiques, mais de vraies « preuves » de l’existence d’une forme de vie intelligente non loin de nous. Dans un post que le chercheur a lui-même rédigé sur le réseau social Medium le scientifique s’interroge. Les alliages de métaux trouvés dans les deux météorites ne correspondent à rien de connu.

C’est sur ce point précisément que les avis divergent. Pour l’écrasante majorité de la communauté scientifique, la découverte de ces deux météorites ne fait aucun doute. Leur provenance en dehors du système solaire est également probable bien que des analyses plus poussées doivent être menées. Mais en ce qui concerne leur origine, ils réfutent en bloc la thèse des extra-terrestres.

Ces météorites se sont très probablement formées naturellement, dans un environnement bien différent de celui que nous connaissons sur Terre ou dans le système solaire. À vrai dire, la communauté scientifique ne refuse pas l’idée de Loeb, elle dit simplement qu’il n’a absolument aucune preuve de ce qu’il avance.

L’expédition à l’origine d’une crise diplomatique ?

Mais en plus de défendre des thèses plus qu’exotiques, Loeb aurait pris quelques facilités avec les lois locales lors de ses fouilles en Papouasie Nouvelle-Guinée. Selon le média britannique The Times, Loeb n’avait tout simplement jamais reçu l’autorisation du gouvernement local pour entreprendre de tels travaux.

Ce « pillage scientifique » comme il a été décrit par le gouvernement papou met maintenant les États-Unis dans l’embarras. Alors que les relations entre les deux pays sont très fragiles, ce fait divers relance le débat sur la présence américaine dans le pays.

Le leader de l’opposition, Joseph Lelang, utilise notamment cette affaire pour relancer le débat public autour d’un pacte de sécurité signé en mai dernier par Washington et Port Moresby. Ce texte autorise l’Oncle Sam à utiliser six bases militaires dans l’archipel comme bon lui semble.

« L’encre n’est pas encore sèche que déjà des citoyens américains manquent de respect à notre peuple, notre pays et notre constitution. » Une chose est sûre, le retour d’Abraham Loeb du côté de la côte Est américaine ne devrait pas être un triomphe, loin de là.

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