Bien qu’il ne soit pas toujours pris très au sérieux, Minecraft est un véritable phénomène dans l’univers vidéoludique. Le jeu, propriété de Microsoft depuis 2014, connaît en effet un très grand succès chez les enfants et il y a donc une forme de fracture générationnelle. Les plus jeunes apprécient beaucoup son côté malléable qui stimule la créativité.
Simple et intuitif, ce jeu devient donc une sorte de plateforme ou un monde virtuel à part entière, un concept très en vogue avec le métavers. D’ailleurs, en pleine crise sanitaire, la prestigieuse université de Berkeley avait décidé d’organiser une cérémonie de remise de diplôme virtuelle sur Minecraft.
Une opération de sensibilisation pour promouvoir la paix
Le jeu peut aussi devenir un vrai refuge pour certains professeurs, notamment dans le cadre de l’enseignement à distance. Dans un article publié dans la revue gamevironments, Bart Simon, professeur agrégé de sociologie à l’Université de Concordia à Montréal, ainsi que Darren Wershler, professeur d’anglais, reviennent sur une expérience très enrichissante.
Ce dernier a en effet utilisé Minecraft pour son cours d’histoire et de culture de la modernité. Concrètement, les élèves interagissaient sur le jeu et échangeaient via la messagerie Discord. Le résultat est concluant et l’enseignant a pu observer que certains élèves ont pris le temps d’enseigner à leurs camarades les mécanismes du jeu. Certains, qui ne se considéraient pas comme des leaders, ont pris du plaisir à répondre aux questions et à donner des conseils aux autres élèves.
Les étudiants ont aussi pu mettre en pratique leur enseignement à distance fait de lectures et de podcasts. Sur le jeu, ils ont ainsi recréé le futuriste ensemble de logements de Montréal : l’Habitat 67. De même, ils ont construit une ville entière inspirée de la Nagagin Capsule Tower de Tokyo.
Au delà de cet aspect pédagogique, l’idée était que Minecraft conserve ses caractéristiques ludiques, et donc, alors que les étudiants étaient plongés dans leurs projets, il n’était pas rare de voir des attaques « de choses horribles qui sortent de la nature », pour tuer leurs personnages. « Cela les fait réfléchir au fait que ce qu’ils font demande des efforts et que la possibilité d’un échec est bien réelle », ajoute Darren Wershler.
Rappelons que Minecraft est de plus en plus utilisé à des fins d’enseignement et de sensibilisation. Une initiative vient par exemple d’être lancée pour éduquer les enfants et les inciter à créer une monde plus pacifique.
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