En matière de cybersécurité, on parle régulièrement des piratages par phishing ou des ransomwares, mais assez peu des attaques par déni de service (DdoS). Pour rappel, il s’agit d’une opération malveillante qui vise à compromettre un système informatique en utilisant plusieurs autres systèmes, dans le but d’en prendre le contrôle. Concrètement, un très grand nombre de requêtes tentent de bloquer le site d’une organisation ou d’un particulier.
Pourtant, le problème prend des proportions majeures pour certaines organisations. Selon les données d’une étude mondiale menée par Radware et relayée par Atlas VPN, ce type de piratage a ainsi augmenté de 6288 % entre 2020 et 2021 dans le secteur du commerce en détail. Il s’agit du domaine d’activité incluant les petits commerçants comme les grandes enseignes.
Que faire pour contrer les risques de piratage ?
Le constat est le même pour les sites gouvernements et les services de santé avec des hausses de 1881 et 260 %. De leur côté, le commerce en ligne et le secteur du gaming s’en tirent un peu mieux : +41 % et +36 %. Ces deux pans d’activité sont sûrement mieux habitués à gérer ce type de cyberrisque.
Enfin, et c’est plutôt une bonne nouvelle pour les sociétés concernées et leurs clients, dans les domaines de la finance et des télécommunications, les attaques par déni de service ont diminué de 34 et 58 % l’an dernier.
Ces données confirment en tout cas une tendance négative observée en 2021. Netscout constatait en effet qu’au premier semestre, ces campagnes étaient en hausse de 11 % par rapport à la même période un an plus tôt.
Face aux attaques DdoS, il n’existe malheureusement pas de remède miracle. Toutefois, les experts en cybersécurité de Microsoft suggèrent de veiller à prendre un hébergeur de qualité pour son site web. L’utilisation d’un pare-feu performant et de répartiteur de charges peuvent par ailleurs diminuer les risques de piratage.
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