Les escrocs n’étaient âgés que de 19 ans – mais leur arnaque d’une simplicité redoutable n’en était pas moins efficace. Comme le relate Le Parisien, deux jeunes hommes sont convoqués au tribunal de justice de Paris le 3 avril 2024 pour escroquerie au phishing. Ces derniers jouaient tout simplement sur la peur de ne pas avoir payé en temps et en heure une contravention.
Il leur suffisait pour cela de contacter leurs victimes par SMS en leur annonçant qu’ils étaient tributaires d’une contravention impayée. En cas de non-paiement, évidemment, annonçait le message, leur amende serait majorée. Un lien court inclus dans le message était censé rediriger vers le site de l’ANTAI, l’Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions.
Faites très attention à ne pas tomber dans ce genre de pièges
Difficile à partir de ce lien court de deviner que la destination réelle de l’URL était en fait une page contrôlée par les arnaqueurs. Cette page présentait, comme souvent dans ce type d’arnaques, tous les traits d’une page officielle de l’ANTAI. La seule manière de réellement se rendre compte de la supercherie étant d’examiner avec attention l’URL, ce que tous les internautes n’ont pas toujours le réflexe de faire, surtout lorsqu’ils se sentent sous pression.
La page en question visait à collecter des informations de paiement, notamment numéros de carte bancaire avec date d’expiration et cryptogramme visuel. Mais aussi le nom, adresse, date de naissance et autres données personnelles sur les victimes. Les deux escrocs pouvaient, de là, générer leur recel de deux manières : en procédant directement à des achats en ligne, et en vendant illégalement les données personnelles sur leurs victimes.
En tout, autour de 1 700 personnes ont été prises au piège – le montant total extorqué par les malfaiteurs n’est pas connu. L’ANTAI alerte de son côté depuis plusieurs mois de la recrudescence de ce type d’attaques qui sont relativement simples à mettre en place. En effet, il suffit d’utiliser un service en ligne pour envoyer anonymement des SMS, d’un serveur web et de relativement peu de code pour mettre en place l’opération.
Les signes qui doivent vous alerter
Toutefois, plusieurs signes doivent mettre la puce à l’oreille des usagers. Tout d’abord, précise le service “l’ANTAI n’envoie jamais de SMS”. Et d’ajouter : “Ne cliquez pas sur le(s) lien(s) et ne communiquez pas d’informations sensibles comme vos données bancaires !”. Or, le problème, c’est que les SMS ne sont pas le seul vecteur de ce type d’attaques. Parfois, les cybercriminels passent tout simplement par l’envoi d’emails.
Une pratique un rien plus pernicieuse, vu que l’ANTAI est elle aussi susceptible de transmettre des courriels aux personnes concernées par une contravention. Le service rappelle toutefois que “ceux de l’ANTAI doivent provenir de l’adresse nepasrepondre_noreply@antai.fr”.
En outre, la plateforme rappelle que son seul site officiel est “https://www.antai.gouv.fr” – les sites en gouv.fr étant généralement sûrs, étant donné que seul l’État peut les attribuer à ses différents services et administrations. L’administration rappelle qu’elle ne demandera jamais de données sensibles par messagerie, téléphone ou formulaire en ligne, telles que “vos données bancaires, vos mots de passe, etc.”.
Enfin, si vous scannez un QR Code sur un PV, celui-ci ne peut rediriger exclusivement que sur trois sites : https://www.amendes.gouv.fr pour le paiement des amendes, https://www.stationnement.gouv.fr pour le paiement du stationnement, ou https://www.antai.gouv.fr pour la consultation ou la contestation des amendes. “Dans le cas contraire, c’est un site frauduleux ; quittez la fenêtre de navigation”, conseille l’agence.
- Les forces de l’ordre ont arrêté et traduit devant la Justice deux escrocs âgés d’une vingtaine d’années à peine.
- Ces derniers ont simplement mis en place un type d’arnaques assez simple jouant sur la peur d’une contravention impayée.
- L’ANTAI donne une série de conseils pour ne pas tomber dans le panneau de ce type d’arnaques de plus en plus fréquent.
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Merci à L’ANTAI de bien préciser aux pirates ce qu’ils doivent mettre dans le from de leurs mails frauduleux !! 😀 😀