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ChatGPT : pourquoi OpenAI et Microsoft risquent une amende de 3 milliards de dollars ?

Accusés de violer les données privées et droits d’auteur de l’ensemble des utilisateurs d’internet, OpenAI et Microsoft risquent une amende de 3 milliards de dollars. Explications.

  • OpenAI et Microsoft sont poursuivis pour avoir prétendument violé la vie privée et les droits d’auteur en formant leur IA, ChatGPT
  • La plainte allègue que les entreprises n’ont pas suffisamment filtré les données, exposant des millions de personnes au risque de voir leurs informations personnelles divulguées
  • Les plaignants réclament 3 milliards de dollars en dommages et intérêts

OpenAI, créateur de ChatGPT, et Microsoft (qui a investi plusieurs milliards dans l’entreprise) font face à une action en justice majeure. Ils sont accusés d’avoir violé la vie privée et le droit d’auteur de presque tous ceux qui ont déjà publié quelque chose en ligne.

Selon le recours collectif déposé en Californie, OpenAI et Microsoft ont violé les protocoles établis pour l’achat et l’utilisation d’informations personnelles. Au lieu de suivre ces directives, ils auraient préféré en faire abstraction.

OpenAI et Microsoft auraient extrait 300 milliards de mots du web, incluant des livres, des articles, des sites web et des messages — y compris des informations personnelles obtenues sans consentement. Les plaignants reprochent aux deux entreprises de ne pas avoir suffisamment filtré ces données dans les modèles d’entraînement, ce qui expose des millions de personnes au risque de voir ces informations divulguées sur Internet ou à des tiers dans le monde entier.

3 milliards de dollars d’amende

Ainsi, les plaignants affirment que de nombreux internautes ont vu leurs données confidentielles utilisées sans leur consentement.

“Malgré les protocoles établis pour l’achat et l’utilisation d’informations personnelles, les défendeurs ont adopté une approche différente : le vol”, lit-on dans le dépôt de plainte. L’action en justice allègue que le fait de ne pas suivre les directives appropriées d’approvisionnement, y compris la recherche de consentement de ceux qui ont produit ce contenu en premier lieu, équivaut à un vol de données pur et simple.

Les plaignants réclament 3 milliards de dollars à OpenAI et Microsoft en dommages et intérêts.

De la régulation de l’IA

Reste à voir si la justice soutiendra cette thèse. L’infrastructure du web étant complexe, elle engendre parfois des difficultés dans la définition de ce qui est public et libre d’accès ou d’exploitation.

Cette difficultés sont renforcées par les conditions d’utilisation établies par les plateformes. OpenAI ne s’est jamais caché du procédé utilisé pour alimenter ChatGPT. Le chatbot s’alimente de toute les données du web répertoriées jusqu’à 2021. Récemment, l’offre payante ChatGPT Plus a ajouté une fonction de connexion au web en temps réel grâce à l’intégration de Bing, le moteur de recherche de Microsoft.

Cette nouveauté soulève encore plus de questions quant à l’utilisation de certaines informations. Si ChatGPT utilise les données d’un site d’information par exemple, cela représente un manque à gagner pour le média. Dès lors, les cartes sont entièrement rebattues. En attendant un encadrement de l’utilisation de l’intelligence artificielle, souhaité à la fois par les acteurs de l’industrie (dont le patron d’OpenAI) et par les autorités.

L’Europe a d’ailleurs fait un premier pas en ce sens en demandant à la Commission européenne de créer un texte visant à réguler l’IA sur le Vieux Continent.

 

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