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Un cœur en titane : l’incroyable prouesse médicale qui lui a sauvé la vie

Des cœurs artificiels ont déjà été utilisés, mais jamais avec ce matériau, ni sur des périodes aussi longues.

Vous avez sûrement déjà entendu l’expression « avoir un cœur de pierre », mais connaissez-vous « avoir un cœur en titane » ? Pourtant un Australien vient de vivre pendant près de 100 jours avec un cœur artificiel, construit en titane. Son état de santé était si bon que les médecins l’ont même autorisé à quitter l’hôpital avec son cœur en titane, devenant ainsi le premier patient non hospitalisé doté d’un tel appareil.

Dans le communiqué de presse de l’hôpital qui révèle cette affaire, on apprend que le patient était un homme d’une quarantaine d’années souffrant d’une grave insuffisance cardiaque. Il avait été opéré depuis Sydney en novembre 2024 pour recevoir ce fameux cœur artificiel en titane. Une grande première dans l’histoire de la médecine.

Une greffe de cœur sans précédent

Ce mercredi 12 mars, l’hôpital Saint-Vincent de Sydney vient de clore cette incroyable histoire, en annonçant la greffe définitive d’un cœur (humain cette fois) sur le patient. Il aura au final passé une centaine de jours avec une pompe en titane dans la poitrine.

La réussite de ce premier test « grandeur nature » confirme les grands espoirs des médecins face à une telle invention. Les cœurs artificiels en titane pourraient devenir une vraie solution pour les millions de personnes qui sont dans l’attente d’une greffe à travers le monde.

Car si les demandes sont de jour en jour plus nombreuses, les dons d’organes sont eux à un niveau constant depuis des années, voire même en baisse. Ces derniers mois de nombreux hôpitaux ont connu des « pénuries d’organes » et les greffes sont devenues de plus en plus rares.

Les xénogreffes : une solution viable ?

Operation Chirurgie
© Unsplash / Olga Guryanova

Face à ce problème et à des listes d’attente qui s’allongent, le monde médical avait trouvé une parade, au travers d’une transplantation interespèce, aussi appelée xénogreffe. Bien que connue depuis des décennies, cette pratique a toujours eu du mal à s’implanter durablement en raison des nombreuses contraintes techniques et éthiques qui en découlent.

Très concrètement, les médecins prenaient le cœur d’un cochon, génétiquement modifié pour l’occasion afin de faciliter la greffe. Ce dernier pouvait alors être implanté dans la poitrine d’un patient. Ces dernières années plusieurs tentatives de xénogreffes de cœur de cochon ont été faites, avec des succès variables.

L’un des cas les plus célèbres reste celui de Lawrence Faucette, un ancien militaire américain à la retraire qui a vécu plusieurs mois avec un cœur de cochon dans la poitrine. Il est décédé en novembre 2023, après avoir montré des signes de rejets de la greffe.

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