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Combien de débris l’ISS doit-elle éviter en orbite ?

L’ISS doit régulièrement procéder à des manoeuvres d’évitement de débris. Mais à quelles fréquences arrivent-elles ?

  • L’ISS tourne en orbite autour de la Terre à 400km d’altitude
  • Cette orbite, très chargée, oblige l’ISS à changer de trajectoire
  • Ces modifications, couteuses, sont essentielles pour la sécurité des astronautes

Depuis le début des années 2000, la station spatiale internationale (ISS) tourne en orbite autour de la Terre. Filant à 28 000km/h au dessus de nos têtes, la station a vu au fil des années son orbite se remplir. En plus des débris spatiaux déjà présents dans les années 90, la concentration de satellites a rendu la navigation plus complexe.

Tous les satellites ont une orbite légèrement différentes les uns des autres, ce qui implique qu’ils finissent par se croiser. Afin d’assurer sa sécurité, l’ISS est obligé de mener plusieurs manoeuvres de contournement. En utilisant un des moteurs de ses vaisseaux cargo, la station spatiale va agrandir ou rétrécir son orbite en fonction des débris présents sur sa route.

Des changements de plus en plus nombreux

Au cours de l’année 2022 de nombreuses missions de “changement de trajectoire” ont eu lieu. L’une des plus récentes a eu lieu le 25 octobre dernier. Afin d’éviter des débris d’un satellite russe, l’ISS a utilisé 70kg de propergol (du carburant) pour élever sa trajectoire.

Le changement a permis d’éviter un débris de quelques centimètres (5 environ). Même avec cette taille plus que modeste, le morceau de métal aurait pu causer de lourds dégâts sur la station spatiale, transperçant un panneau solaire ou pire encore un des modules préssurisés de la station.

Si les modifications de trajectoire sont de plus en plus courantes pour la NASA et le centre de contrôle de Houston, elles restent des évènements extraordinaires. Selon l’agence spatiale américaine l’ISS n’a eu qu’à faire 32 changements de trajectoire depuis 1999 à cause des débris spatiaux. Symbole de l’accélération du phénomène, plus de la moitié ont eu lieu entre 2021 et aujourd’hui.

Des manoeuvres couteuses

Dans un rapport publié le 10 mars dernier, la NASA est revenu sur cet incident et sur les coûts engendrés par le changement de trajectoire. L’agence spatiale américaine estime que cette petite virée a coûté 1 million de dollars au programme de développement de l’ISS.

Ce même rapport estime que les coûts de réparation en cas de crevaison d’un des modules de l’ISS serait autour des 200 millions de dollars. Afin qu’une telle catastrophe ne se produise jamais, la NASA a créé le North American Aerospace Defense Command (NORAD). Cette instance surveille le ciel et calcule les trajectoires de milliers de débris. Les plus gros sont assez faciles à suivre mais toute la difficulté relève des petits débris (moins de 10 centimètres) qui peuvent passer sous les radars.

Tournant autour de la Terre à 28 000km/h un choc frontal avec l’ISS pourrait avoir des conséquences dramatiques pour la station spatiale. Aujourd’hui la NORAD a répertorié plus de 47 000 objets divers en orbite autour de la Terre. Ce chiffre, sous-estimé selon de nombreux spécialistes, ne représenterait en réalité que 5 à 10% des débris présents dans l’orbite de l’ISS.

Au sol, des solutions existent

Afin de lutter contre cette prolifération des objets en orbite basse, différentes agences spatiales dont l’ESA ont pris des mesures fortes. Aujourd’hui tous les satellites envoyés dans l’espace doivent bénéficier d’un système de désorbitage une fois leur mission terminée.

De l’autre côté de l’échiquier la Russie et la Chine ne suivent pas à la lettre les recommandations européennes et pire encore, la Russie mène plusieurs tirs d’essais contre d’anciens satellites soviétiques. En les explosant à l’aide d’un missile, la Russie génère un nuage de débris, incontrôlable et intraitable.

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3 commentaires
3 commentaires
  1. Pas mal d’approximations (au delà d’une nécessaire vulgarisation), voire de contre-vérités, dans cet article qui ne répond finalement pas à la question posée dans le titre…
    Dommage car la prolifération des débris spatiaux est une réelle menace qui conforte la pertinence du sujet.

    1. Bonsoir Ping, l’article précise bien le nombre de modifications de trajectoire réalisées par l’ISS depuis sa création (32 selon la NASA). Vous parlez de contre-vérité mais en réalité les différents thèmes de l’article montrent qu’il n’existe pas une vérité absolue sur le sujet. Comme vous le dites la question des débris spatiaux est passionnante mais il ne faut pas s’arrêter à “les débris c’est mal” sur un sujet aussi complexe.

Les commentaires sont fermés.