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Comment les filtres Snapchat contribuent à la popularité de la chirurgie esthétique

Les jeunes demandent à leur chirurgien esthétique de les opérer pour ressembler à leur filtre Snapchat.

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Kylie Jenner sur Snapchat
© Snapchat - Kylie Jenner

L’essor des réseaux sociaux n’a pas eu que des bons côtés, loin de là. Les filtres qui permettent de retoucher des photos comme sur l’application Snapchat contribuent à la popularité… des chirurgiens esthétiques !

Un rapport publié par le South China Morning Post met en lumière cette nouvelle tendance qui consiste à se faire opérer pour ressembler à ses selfies retouchés. Le concept de « dysmorphie Snapchat » a été inventé en 2018 et illustre parfaitement le malaise.

Ressembler à son filtre Snapchat ?

Les filtres Snapchat permettent de retoucher un selfie avec des yeux plus grands, un nez plus fin, ou encore un visage plus symétrique. Les réseaux sociaux de manière générale ont largement contribué à développer les apparences, ce qui incite les jeunes à passer sous le bistouri pour atteindre parfois leur fantasme esthétique. Cela ne concerne toutefois pas tout le monde, à l’instar de ce ministre indien qui a été victime d’un filtre chat en pleine conférence.

Interrogé par nos confrères chinois, le psychiatre Jamie Chiu est revenu sur cette tendance qui fait des dégâts psychologiques considérables parmi la jeune génération : « il n’y a aucun doute sur le fait que grandir dans un environnement centré autour des réseaux sociaux nuit à l’estime de soi-même ». Il rajoute que « les filtres en particulier mènent à une tendance dangereuse où les utilisateurs se sentent mal parce qu’ils ne se trouvent pas aussi beaux que leurs filtres ».

En Chine, 50% des patients ont moins de 28 ans

Que ce soit en Chine ou ailleurs dans le monde, la tendance est la même. Selon les données récoltées par le South China Morning Post, la moitié des personnes qui ont recourt à la chirurgie esthétique en Chine ont moins de 28 ans. Le marché de la chirurgie esthétique est en plein essor, et il devrait atteindre 71,8 milliards de dollars cette année. Toujours selon nos confrères, le nombre de cliniques de chirurgie esthétique a d’ailleurs augmenté de 10% entre 2017 et 2018.

En Europe de l’Ouest, la tendance est la même – bien qu’elle soit légèrement moins brutale : la moyenne d’âge où les gens font appel à cette transformation a chuté de 5 ans pour atteindre 37 ans en 2018. La faute à l’essor des selfies et des photos qui sont prises via des smartphones toujours plus puissants.

Plutôt que de venir avec un complexe ciblé, le chirurgien plastique Julien De Silva qui est basé à Londres explique que « les patients viennent directement avec une photo retouchée d’eux-mêmes, et demandent de ressembler à cette dernière ». Bien souvent, il regrette que leurs exigences ne soient pas toujours réalistes et reconnait que les « réseaux sociaux ont une influence significative sur notre culture ».

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Patrick Huet

    20 juin 2019 at 18 h 13 min

    Les filles qui se taillent les sourcils (comme sur la photo), découvrent avec effroi qu’elles seront esclaves de ce système pour la vie.

    Parce que personne ne les prévient que les poils repoussent, et plus drus, plus épais, et… le comble ils n’arrêtent pas de pousser, au contraire des sourcils ordinaires qui tombent au bout d’un certain temps et restent fins.

    L’enfer. Elles voulaient se débarrasser des sourcils, à la place, elles se retrouvent avec une horreur qui n’arrête plus de pousser.

    On devrait quand même les avertir auparavant.

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