Dans le cadre des Objectifs de développement durable, les pays membres de l’ONU se sont fixés un objectif très ambitieux : en finir avec la faim dans le monde d’ici 2030. Alors que c’était déjà mal parti, la pandémie est venu doucher les espérances d’aboutir sur ce défi majeur pour l’humanité.
Pire, les Nations unies estiment désormais que 840 millions de personnes seront toujours touchées par la faim d’ici dix ans. Une feuille de route que viennent d’élaborer des chercheurs de l’Université de Birmingham pourrait justement permettre de solutionner en partie ce problème.
Une technique efficace et respectueuse de l’environnement
Les scientifiques fondent de grands espoirs sur le concept d’agriculture de précision qui permet aux agriculteurs d’optimiser le rendement de leur production. Pour cela, ils recourent à la technologie qui leur donne l’occasion de réduire leur consommation d’énergie et d’engrais.
Concrètement, l’intelligence artificielle et les nanotechnologies pourraient donc être utilisées pour améliorer la productivité des cultures et des sols, tout en respectant d’avantage l’environnement.
Cité par nos confrères d’Euronews, Iseult Lynch, un des auteurs de cette analyse explique :
L’agriculture de précision, qui fait appel aux nanotechnologies et à l’intelligence artificielle, offre des possibilités intéressantes pour la production alimentaire durable. Nous pouvons relier les modèles existants pour le cycle des nutriments et la productivité des cultures avec des approches nano-informatiques pour aider les cultures et les sols à être plus performants – de manière sûre, durable et responsable.
Si ces méthodes tiennent leur promesse, on aurait donc avoir trouvé un moyen de nourrir une population mondiale croissante et de répondre au défi de la raréfaction des terres agricoles disponibles.
Rappelons que ce n’est pas la première fois que l’intelligence artificielle est appelée à la rescousse pour résoudre ce problème. Des scientifiques du Ceres2030 ont ainsi eu recours à cette technologie pour analyser les quelques 500 000 recherches et livres blancs consacrés au système alimentaire mondial.
Grâce à l’apprentissage automatique, ils ont produit huit études synthétiques sur ce dossier. Un constat principal en ressort : Il suffirait d’investir 14 milliards de dollars par an au cours de cette décennie pour mettre fin à la faim. Un niveau qui est deux fois supérieur à celui actuellement alloué.
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