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Comment vraiment interdire le téléphone portable au lycée ? Le gouvernement dévoile sa stratégie

L’application de la promesse d’Emmanuel Macron est encore loin d’être concrétisée.

L’annonce a surpris tout le monde le vendredi 28 novembre dernier. Emmanuel Macron a en effet officialisé l’interdiction des téléphones portables dans les lycées à partie de la rentrée prochaine en septembre 2026. Le chef de l’État n’est pas trop rentré dans les détail pratiques, mais il a précise : « C’est le lieu où vous apprenez, et c’est le lieu où vous échangez. »

Il ajoutait par ailleurs : « Je pense que c’est à la fois prévention, accompagnement et interdiction, et on va le faire au niveau national ». Cette idée ne fait clairement pas l’unanimité chez les élèves qui sont les premiers concernés. Beaucoup se demandent en effet comment s’informer sur la vie scolaire sans accès à la plateforme Pronote qui répertorie les professeurs absents ou encore la salle où les cours se tiennent.

Certains mettent aussi en doute le sérieux de cette déclaration du président, d’autant que les smartphones sont déjà interdits en salle de classe, mais la plupart des lycéens continuent de les utiliser.

Les regards se tournent également vers les collèges où l’interdiction du téléphone portable n’est pas appliquée dans 70 % des établissements, d’après une étude récente relayée par Les Échos. Dès lors, comment l’Exécutif pourrait-il s’y prendre ?

Le ministère de l’Éducation marche sur des œufs

Le gouvernement renvoie à des concertations avec les chefs d’établissement et les parents d’élèves. Les collectivités et les syndicats d’enseignants participeront aussi à ces échanges. Le ministère de l’Éducation sait d’ailleurs que la mesure est impopulaire et il promet aux chefs d’établissement courroucés par l’annonce d’Emmanuel Macron qu’il leur laissera gérer localement la mise en place sans imposition d’une solution unique.

De son côté, Laure Miller, députée Renaissance de la Marne, à l’origine d’une proposition de loi sur le sujet, a aussi des idées pour rendre l’interdiction effective. Interrogée par le journal régional L’Union, elle précisait récemment :

Je n’ignore pas que ce n’est pas simple dans les collèges. Il y a parfois des outils qui ont été acquis par les établissements : je pense évidemment à des casiers ou à des pochettes « verrouillées ». Je connais aussi des collèges qui font fonctionner l’interdiction simplement parce qu’il existe un règlement intérieur que les jeunes doivent respecter, et qu’il existe des sanctions s’ils ne le respectent pas. Il ne faut pas se cacher derrière des problématiques matérielles ou de financement.

On l’aura compris, le chef de l’État a pris tout le monde de court avec cette annonce et chacun tente depuis de s’organiser pour une éventuelle mise en place en septembre 2026.

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