Ce n’était pas gagné d’avance, mais les 197 pays présents à la COP 28 ont fini par trouver un accord. Ce traité commun doit amener le monde vers une “transition” des énergies fossiles vers le renouvelable. L’objectif annoncé est d’atteindre la neutralité carbone pour 2050 à l’échelle planétaire.
Le poids des mots
Plus que jamais, les mots ont eu toutes les importances dans les négociations de cette COP 28. Plusieurs nations voulaient d’un côté “faire avancer les choses” plus rapidement, tandis que les pays producteurs, notamment de pétrole et de gaz, étaient eux très réticents à incriminer directement ces énergies comme les responsables principales du réchauffement climatique.
Dans cette lutte géopolitique, le texte a été scruté à la loupe. Chaque mot y a été placé avec justesse. Ainsi le choix de “transitioning away” traduisible en français par “s’éloigner” “finir par abandonner” est un juste milieu entre un maintien et une “phase-out” qui aurait été une sortie plus brutale des énergies fossiles.
197 votes pour
Les règles de l’ONU Climat sont très claires. Les décisions des COP doivent être votées à l’unanimité. Une seule voix, d’un seul pays, peut bloquer le processus dans son ensemble. Le Sultan Al Jaber a donc joué le négociant toute la semaine. En bon président de cérémonie, Il allait d’un camp à l’autre, cherchant à tout prix à obtenir un traité “historique” entre les 197 nations du monde.
Un texte salué
Si le texte final n’est pas aussi tranchant que certaines nations l’auraient espéré, il dénote néanmoins d’une avancée claire vers la fin des énergies fossiles. Selon les principales ONG de lutte contre le réchauffement climatique, l’arrivée du terme de “transitioning away” est une très bonne nouvelle pour la planète.
Dans un communiqué de presse publié ce mercredi, la WWF a qualifié le nouvel accord “d’amélioration” sans employer des superlatifs pour autant.
Le charbon, la première cible
Déjà lors de la COP 26 de Glasgow, les nations s’étaient retrouvés autour d’un accord visant à limiter l’utilisation du charbon dans le temps. Mais jusqu’à aujourd’hui, aucun texte n’avait jamais mentionné le rôle du pétrole ou du gaz. C’est désormais le cas et bien que les “énergies de transition” soient reconnues comme utiles pour “assurer la sécurité énergétique” de millions de personnes, elles ne sont pas une solution en soi.
Le charbon, pétrole et gaz vont donc être peu à peu abandonnés au profit du renouvelable. Malgré les freins de l’Arabie Saoudite, du Koweït ou de l’Irak, qui vivent de ces énergies, elles devraient être abandonnées par la planète entière d’ici à quelques années.
Le renouvelable, le grand gagnant
Si les énergies fossiles sont les grandes perdantes de ce traité historique sur le climat, la COP 28 tire aussi la part belle au renouvelable. Plus qu’un texte sur l’arrêt du pétrole, charbon et gaz, ce traité de “Dubaï” prévoit de “tripler les capacités des énergies renouvelables.” Mais aussi de doubler le rythme d’amélioration de l’efficacité énergétique.
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