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Critique Donjons & Dragons : L’Honneur est sauf

Dès le 12 avril 2023, une adaptation très attendue débarque dans les salles obscures. Donjons & Dragons : L’Honneur des voleurs a-t-il réussi à nous enchanter ?

Pendant longtemps, les adaptations de jeux entraient au Panthéon des nanars. Depuis quelques années, cependant, les choses ont changé. Au cinéma comme sur un plus petit écran, nous avons pu découvrir des pépites. Arcane, Pokémon Détective Pikachu, The Last of Us ou encore Uncharted ont enchanté les spectateurs, fans originaux comme néophytes. Et on ne vous parle même pas du miracle réalisé par le film d’animation Super Mario Bros, sur nos écrans depuis la semaine dernière. Mais l’annonce d’une (nouvelle) adaptation de Donjons & Dragons, le célèbre jeu de rôle, a titillé nos inquiétudes et nous a rappelé des heures sombres…

Attendu comme redouté, le long métrage Donjons & Dragons : L’honneur des voleurs vous donne rendez-vous dans les salles de cinéma à partir du 12 avril 2023. Novices du jeu de rôle comme expert en 20 naturel, le film de John Francis Daley et Jonathan Goldstein s’en sort avec honneur.

La bonne surprise de Donjons & Dragons

Quand il est question d’adapter un jeu sur grand écran, ça passe ou ça casse. Après le fiasco de l’adaptation de Donjons & Dragons en 2000, nombreux sont les spectateurs qui s’attendent au pire pour L’Honneur des voleurs. Il faut admettre que s’attaquer à un tel monument de la pop culture s’accompagne de grandes attentes.

Incontournable du genre, le jeu de rôle Donjons & Dragons a vu sa popularité exploser ces dernières années. La série Stranger Things n’y est certainement pas pour rien, Mike et sa bande expérimentant bien des aventures lors de leurs campagnes. Comme les mangas, le JDR s’est peu à peu démocratisé et n’est plus forcément réservé aux “gros nerds”. La sortie de L’Honneur des voleurs tombe, donc, à pic.

Prêt à découvrir le long métrage, les sourcils froncés, ce reboot crée la surprise. Loin d’être un navet et d’être la catastrophe redoutée, Donjons & Dragons : L’Honneur des voleurs se positionne comme un film de fantasy plutôt divertissant. Alea jacta est.

Une campagne simple, mais efficace

Dans une contrée lointaine et fantastique, une bande de joyeux lurons décide de subtiliser une relique perdue et puissante à des grands méchants. Forcément, tout ne se passe pas comme prévu. Le schéma narratif de Donjons & Dragons : L’Honneur des voleurs est assez classique mais il n’y a aucune honte à cela si le tout est bien exécuté. Malgré des retournements de situation et des moments prévisibles, nous nous prenons vite au jeu et nous laissons porter par cette aventure saugrenue.

Sans révolutionner le genre de la fantasy, le long métrage est un divertissement agréable. Si nous ne ressortons pas transcendés de la séance, Donjons & Dragons : L’Honneur des voleurs nous offre deux heures sympathiques dans lesquelles nous nous ennuyons rarement.

Plutôt attachants bien que stéréotypés, les personnages campés par Chris Pine, Michelle Rodriguez, Justice Smith ainsi que Sophia Lillis arrivent à nous persuader de prendre part à cette drôle d’aventure. Tout de même, nous nous serions bien passés du fameux discours récité par le chef des ratés sur, justement, leur condition de losers. L’humour et l’auto-dérision sont de la partie et globalement, ces ingrédients sont bien distillés. Parfois faciles, les vannes font néanmoins leur petit effet. Dans la plupart des cas.

Des effets visuels en manque d’XP

Le véritable orage qui plane au-dessus de Donjons & Dragons : L’Honneur des dragons est visuel. Effectivement, les effets visuels sont complètement inégaux. Ce qui est vraiment dommage.

Alors que certains décors nous éblouissent et nous aident à plonger dans l’univers du film, les effets spéciaux quand il est question des pouvoirs des personnages sont risibles. Difficile de se concentrer sur le moment présent dans ce genre de cas.

Extrait de Donjons & Dragons : L'Honneur des voleurs
© Paramount Pictures

En 2023, des effets spéciaux qui semblent tout droit sortie d’une décennie passée sont difficilement acceptables pour un long métrage. Heureusement, Donjons & Dragons a d’autres cartes en main. On se rabat sur des combats et des bastons qui envoient.

Trop et pas assez à la fois

Donjons & Dragons : L’Honneur des voleurs trouvera assurément son public, mais dans son besoin de plaire à tout le monde, le film ne va pas au bout des choses.

Accessible pour les néophytes qui n’ont jamais jeté un dé de JDR de leur vie, les clins d’œil subtils au jeu de plateau ne gênent aucunement la compréhension du film. Bien qu’ils leur passeront sûrement au-dessus de la tête. Toutefois, les fans de D&D resteront peut-être sur leur faim, ces clins d’œil étant, justement, trop subtils.

Sans être l’adaptation du siècle, Donjons & Dragons : L’Honneur des voleurs réussit la prouesse d’offrir un bon moment à ses spectateurs, quel que soit leur niveau d’expertise du jeu de rôle. Malgré tout, le long métrage ne risque pas de marquer les mémoires autant qu’il l’aimerait.

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Donjons & Dragons : L'Honneur des voleurs

6

Note Globale

6.0/10

On aime

  • Une bande de personnages assez attachante
  • Une intrigue simple mais efficace

On aime moins

  • Des effets visuels (très) inégaux
  • Des personnages qui tombent dans les clichés