Passer au contenu

Déjà présents dans tout le pays, que sont les aoûtats, ces parasites qui menacent d’entrer dans vos maisons ?

Avec l’été, ces minuscules parasites font leur grand retour. Qui sont ces invités indésirables, et comment s’en protéger ?

Dans les jardins estivaux, une menace imperceptible mais bien réelle refait surface chaque année : les aoûtats (Neotrombicula autumnalis). Ces minuscules parasites, quoique microscopiques, engendrent un désagrément considérable tant pour l’homme que pour ses compagnons à quatre pattes. Indécelables à l’œil nu, ces redoutables nuisibles prolifèrent durant la période estivale, comme les moustiques, s’immisçant dans les pelouses et parfois même jusqu’au cœur de nos demeures.

Ainsi, tandis que la canicule s’installe, il est primordial d’appréhender la nature de ces envahisseurs furtifs et les moyens de s’en prémunir efficacement.

Les aoûtats : petites bêtes, grands ravages

Les aoûtats sont en réalité des larves d’acariens rougeâtres et velues au potentiel néfaste non négligeable. Leur appellation, dérivée du mois d’août, époque de leur apogée, ne reflète qu’imparfaitement leur cycle d’activité qui s’étend bien au-delà de l’été, pouvant perdurer jusqu’aux prémices de l’automne.

Le cycle biologique de cette petite bestiole s’étale sur une année complète. Il s’amorce au printemps ou à l’été, lorsque la femelle dépose des centaines d’œufs dans le sol. Ceux-ci arrivent à maturité et éclosent après une dizaine de jours et libèrent des larves.

Ces dernières, arborant une teinte rouge-orangée et mesurant entre 0,2 et 0,4 mm, foisonnent particulièrement en été et en automne. Très résistantes, elles s’accommoderont de n’importe quelle zone : forêts, pelouses, ou vergers.

Elles sont en quête d’un hôte à sang chaud, qu’il soit humain ou animal, sur lequel elles se sustentent pendant 2 à 10 jours. Elles perforent l’épiderme de l’hôte et y injectent des enzymes qui désagrègent et liquéfient les cellules, facilitant ainsi leur digestion. La piqûre peut être extrêmement désagréable et provoque parfois des démangeaisons très importantes accompagnées de petite bosses rouges sur la peau.

Si vous pensiez y échapper car vous habitez en ville, n’y comptez pas. Les aoûtats sévissent également en milieu urbain, bien que de manière plus sporadique et s’adaptent très bien à leur environnement. On en trouve de large populations en Europe, en Amérique et en Australie.

Protégez votre foyer : les astuces imparables

La prévention demeure le rempart le plus efficace contre une invasion d’aoûtats. Il est impératif, en premier lieu, de protéger vos compagnons à quatre pattes par l’application régulière de produits antiparasitaires. Votre chien ou chat, en s’aventurant à l’extérieur, peut ensuite ramener avec lui ces parasites dans votre maison.

Si vous avez une pelouse, tondez-là régulièrement pour limiter leur habitat ; éviter de fouler l’herbe pieds nus est également une bonne idée. Le port de vêtements couvrants et l’utilisation de répulsifs peuvent s’avérer bénéfiques lors des escapades en pleine nature.

Si votre domicile a déjà subi une invasion, un nettoyage régulier, particulièrement des zones de repos des animaux, s’impose pour maîtriser la situation : tapis, moquettes, dessous des meubles ou plinthes. Les aspirateurs munis de filtres HEPA peuvent contribuer à l’éradication des larves, tandis qu’un lavage à haute température des textiles permet de déloger les acariens les plus tenaces.

Face à la menace des aoûtats, la vigilance demeure notre meilleure alliée. Bien que leur cycle vital ne s’étende que sur quelques semaines, leur impact peut considérablement perturber la quiétude estivale de toute une maisonnée. Ces minuscules parasites, s’ils ne transmettent pas de pathologies graves dans la majorité des cas (bien que des cas de surinfection ou d’allergies soient possibles), provoquent tout de même un certain inconfort dont on se passerait bien.

  • Les aoûtats sont des larves d’acariens qui piquent et provoquent des démangeaisons intenses, surtout en été.
  • Les animaux domestiques peuvent également être infestés et ramener des aoûtats à la maison.
  • Pour s’en protéger, quelques routines hygiéniques sont à adopter.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

5 commentaires
5 commentaires
  1. C’est peut-être bien les foudres de cet IVNI (Insecte Volant Non Identifié) que j’aurai subi à plusieurs reprises, IVNI ainsi dûment identifié : l’aoûtat ou, pour faire plus compliqué, ce ‘Neotrombicula autumnalis’ : “La piqûre peut être extrêmement désagréable et provoque parfois des démangeaisons très importantes accompagnées de petite bosses rouges sur la peau.” : je transmets l’info à mon épiderme.
    Et puis ça avait duré, une bonne semaine avant que le corps ne reprenne le dessus.
    Au moins à présent le présumé coupable est identifié.

      1. Bonjour Camille 🙂
        Ces piqûres là remontent à quelque temps, mais j’ai souvenir que leurs effets correspondaient en tous points à ceux décrits ici et ainsi vraisemblablement attribuables à cet aoûtat de malheur (à ne pas confondre avec l’aoûtien, en principe infiniment moins dérangeant !).
        Ce qu’il y a de particulier avec ces bestioles c’est qu’on ne les entend pas (contrairement au moustique) et qu’on ne les voit pas (vu leur taille, 0,2/0,4 mm écrivez-vous). Enfin, on peut les imaginer concourir pour le titre de la piqûre la plus conséquente : j’en avais subi de minuscules, estompées rapidement, comme de bien plus importantes causant comme un terrain de guerre sur l’épiderme avec un temps de restauration bien plus long, d’au moins une semaine voire plus.
        Si le vinaigre apaise la piqûre de moustique, je me souviens qu’il en fut de même pour celles de cet aoûtat de malheur, même si l’effet est moins durable dans le second cas. Faut pas dire “sale bête” car la nature a ses lois… mais rien n’interdit de le penser 🙂

        Bel été à vous, à nous tous !

        1. Salut Yves,

          La Nature a ses lois, comme tu dis oui ; mais il y a certaines dont on se passerait bien comme les aoûtats. J’en ai jamais croisé sur ma route (contrairement aux aoûtiens en Bretagne depuis laquelle j’écris actuellement), heureusement.

          Bon été !

Les commentaires sont fermés.