La découverte d’un foyer de dermatose nodulaire contagieuse à seulement vingt kilomètres de la frontière française, en Catalogne, fait planer une nouvelle menace sur l’élevage hexagonal. Dans les Pyrénées-Orientales, les agriculteurs redoutent un nouvel épisode sanitaire dévastateur.
Une maladie virale redoutée du bétail
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est une maladie infectieuse affectant exclusivement les bovins. Provoquée par un Capripoxvirus proche de celui de la variole, elle ne présente aucun danger pour l’être humain, ni par contact, ni via les produits laitiers ou la viande.
Mais pour les éleveurs, c’est un véritable cauchemar : la maladie se traduit par l’apparition de nodules douloureux sur la peau, de fièvre, de perte d’appétit et, souvent, d’une forte baisse de la production laitière. Dans les cas les plus graves, elle peut entraîner la mort d’une partie du cheptel.
Sa propagation se fait essentiellement par piqûres d’insectes comme les mouches, taons ou moustiques, mais aussi par contact entre animaux ou matériel contaminé. Autrement dit, une épidémie peut se déclencher et s’étendre très vite.
Déjà endémique en Afrique, la DNC a progressé ces dernières années vers le Moyen-Orient, puis l’Europe du Sud-Est, avant d’atteindre la France au début de l’été.

La situation est sous haute surveillance
Le foyer découvert à Castelló d’Empúries, en Espagne, a poussé les autorités françaises à créer une zone de surveillance dans les Pyrénées-Orientales, englobant 75 communes du Roussillon et du Vallespir. Les mouvements de bovins y sont désormais strictement limités, dans l’attente des résultats de deux autres analyses en cours. Si elles se révèlent positives, la zone réglementée pourrait être élargie.
Depuis le premier cas français détecté fin juin en Savoie, 79 foyers ont été confirmés dans 47 élevages. L’État a déjà lancé des campagnes de vaccination préventive dans les zones touchées (Savoie, Rhône, Loire, Ain, Isère) et se dit prêt à étendre le dispositif au sud.
Ce nouveau foyer intervient alors que le département avait déjà souffert l’an dernier de deux autres maladies virales : la fièvre catarrhale de type 3 (FCO3), qui touche ruminants et cervidés et provoque des œdèmes et des difficultés respiratoires, et la maladie hémorragique épizootique (MHE), une infection transmise par des moucherons qui peut provoquer des saignements internes chez les bovins.
En cas d’épidémie, les pertes économiques peuvent être considérables : baisse de production laitière, interdictions d’exportation, abattages préventifs, et foires agricoles annulées. Certaines manifestations locales, comme la Fête de l’Agriculture à Perpignan, se tiendront déjà sans bovins. Les éleveurs, eux, redoutent un automne noir.
- Un foyer de dermatose nodulaire contagieuse a été détecté à 20 km de la frontière française.
- Cette maladie virale touche uniquement les bovins, mais entraîne d’importantes pertes pour les éleveurs.
- La France a déjà recensé 79 foyers depuis juin, et prépare une nouvelle campagne de vaccination.
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