Mise à jour du 12 novembre 2025 : nouveau coup de théâtre ! Le juge Donato a finalement retoqué l’accord qu’avaient trouvé Epic et Google. Il considère en effet que le deal est encore trop avantageux pour le propriétaire d’Android.
La firme de Mountain View gagnerait 20% au maximum sur chaque transaction, ce qui pose un souci. Plus encore, son insistance à vouloir approuver les boutiques tierces n’est qu’une nouvelle forme de contrôle, et ne change finalement rien à l’affaire. En gros, l’accord n’est fait que pour avantager les deux entreprises.
« Le seul changement notable que je vois maintenant est que Epic et Google, deux ennemis mortels qui se sont affrontés sans relâche pendant des années dans cette cour, sont maintenant les meilleurs amis du monde ».
Le juge Donato renvoie donc Epic et Google dos à dos, qui devront soit trouver un nouvel accord, soit régler leurs différends devant la justice californienne. Donato indique tout de même qu’il veut à ce que les modalités du deal soient rendus publics, et non gardés secrets.
Article original :
Enième rebondissement dans l’affaire Google vs Epic ? Cette semaine, les deux géants avaient trouvé un accord afin de régler leurs différends judiciaires. Un deal qui devait profondément changer le visage d’Android dans le futur et être profitable pour les deux parties.
Cet accord avait été convenu en marge du cadre juridique. Les sociétés devaient encore le présenter devant le juge en charge de trancher leur litige. Ce qui semblait n’être qu’une formalité pourrait en réalité mettre fin à cette entente.
Le juge en charge de l’affaire doute de la viabilité de l’accord
Google et Epic Games sont en procès depuis maintenant cinq ans devant une cour de Justice basée à San Francisco. Le juge en charge de l’affaire, James Donato, avait accédé à la demande d’Epic Games d’obliger Google à ouvrir son écosystème à d’autres boutiques en ligne. Les avocats de Google et d’Epic se sont alors activés pour trouver une solution viable pour les deux parties. Ils s’étaient mis d’accord sur cette ouverture, mais en gardant une taxe Google entre 9% et 20% selon les goodies achetés en ligne. Un deal gagnant/gagnant qui avait pour conséquence de bousculer l’écosystème Android.
Le site Law360, qui suit l’affaire de très près, rapporte aujourd’hui que le juge Donato émet de sérieux doutes sur cet accord. Selon lui, ce deal ne devrait en rien corriger la conduite illégale de Google sur la question des taxes. Plus encore il trouve suspicieux que les deux firmes, qui se sont écharpées pendant des années, fassent soudainement ami/ami.
Rien ne dit que le juge va retoquer ce dossier, mais il pourrait bien exiger des garanties, voire demander des ajustements sur certains points. L’idée serait toujours d’éviter les pratiques anti-concurrentielles et surtout ne pas pénaliser l’utilisateur. Quand deux grosses firmes se mettent d’accord sur un point, c’est souvent le grand public qui est lésé.
Pour rappel, Google et Epic Games sont en litige depuis 2020. Epic reproche à la firme de Mountain View d’obliger les développeurs à passer par le Play Store pour les achats in-app, en plus d’imposer une taxe de 30%. C’est le jeu Fortnite qui avait mis le feu aux poudres, quand Epic y avait ouvert sa propre boutique directement dans le jeu, contournant ainsi les règles de Google. Google avait réagi promptement en bannissant purement et simplement Fortnite de sa plateforme.
- Google et Epic ont trouvé un accord à leur litige au début de semaine
- Le juge en charge de l’affaire émet de sérieux doutes sur ce deal
- S’il est accepté, c’est tout l’écosystème Android qui se verra bousculé
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