Passer au contenu

Des chercheurs ont créé un système de contrôle mental basé sur la lumière

Une équipe de chercheurs sud-coréens a mis au point un système de contrôle des neurones basé sur l’émission de lumière bleue.

L’innovation des chercheurs issus du Institute for Basic Science (IBS) et du Korean Advanced Institute of Science and Technology (KAIST) est d’avoir réussi à changer directement l’activité de neurones grâce à de la lumière bleue plutôt que des électrodes. Une technique baptisée Opto-vTrap.

Concrètement, certaines longueurs d’ondes lumineuses peuvent, lorsqu’appliquées avec une certaine intensité sur des zones du cerveau de la souris, déclencher l’émission de neurotransmetteurs, ou au contraire les inhiber. Les chercheurs affirment que dès lors il est possible d’induire des émotions voire des comportements à la souris…

La lumière bleue pourrait remplacer les électrodes dans la stimulation du cerveau

Ils expliquent d’ailleurs dans leur papier scientifique avoir réussi ainsi à inhiber le sentiment de peur chez une souris. Qu’on se rassure, néanmoins. La technique employée par les chercheurs est invasive – a priori, il n’est pas encore question de créer un vrai système pour contrôler les pensées, encore moins à distance. Le but est plutôt de mieux comprendre la complexité abyssale du cerveau, et surtout comment mieux traiter certaines maladies qui impliquent à l’heure actuelle une intervention chirurgicale.

La stimulation neurale par la lumière a en effet l’avantage de représenter une alternative moins invasive que les techniques actuelles. Comme le soulignent les chercheurs, “Opto-vTrap est un système d’inhibition réversible parce qu’induit par la lumière” – les tissus n’étant a priori pas endommagés par la lumière elle-même.

A terme, les chercheurs espèrent entre autres améliorer le traitement de l’épilepsie. Mais a priori toutes les affections neurologiques pouvant se soigner par la stimulation des neurones pourraient bénéficier de cette avancée. Son arrivée devrait néanmoins prendre encore un certain temps – même si la recherche sur les neurosciences est particulièrement active en ce moment.

Il faut normalement, en moyenne, huit ans et demie entre le début de recherches médicales de ce type et une hypothétique autorisation de mise sur le marché. Un délai nécessaire pour collecter un maximum de données scientifiques et réaliser des tests cliniques sur des animaux de laboratoire puis sur des sujets humain.

Lire aussi – Samsung compte-t-il “vraiment” copier/coller votre cerveau ?

Mais les chercheurs devront également mettre ce temps à parti pour caractériser les cas où leur technologie peut le mieux répondre aux besoins des patients et des chirurgiens.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech