Des nouvelles d’Asgardia, la première « nation de l’espace »

Pendant que vous profitez tranquillement des matchs de la Coupe du monde 2018, d’autres ont plus important à faire et continuent de construire les piliers d’une nouvelle nation baptisée Asgardia. Un premier président vient d´être élu et les premières lois commencent à tomber. Voici un petit aperçu de cette nation numérique, qui cherche à devenir réelle, pour un jour partir à la conquête de la Lune et de l’espace.

Asgardia

Non, il ne s’agit pas d’une blague ou d’un scénario de jeu vidéo : l’émergence du premier État « numérique », est en construction. Celui-ci, dénommé Asgardia, a pour ambition de coloniser l’espace et la Lune, mais selon des règles égalitaristes et éthiques. Une ambition à l’heure actuelle qui peine à convaincre les politiques et organismes internationaux.

Asgardia, le premier « État numérique »

On sait que la conquête de l’espace fait de plus en plus rêver, ainsi que sa colonisation mais certains vont plus loin, et imaginent déjà le système politique qui régira ces colonies spatiales. Et son nom, tinté de mythologie, donne déjà des idées sur les ambitions humanistes et idéalistes du projet, puisque la nation se nommera Asgardia.

En effet, ce nom renvoie aussi bien à des références littéraires, que cinématographiques, mais surtout à la mythologie nordique. Asgard fait en effet référence aux Dieux et particulièrement à Odin, qui observe de son piédestal l’univers dans son intégralité.

Asgardia est en tout cas devenue la première nation de l’espace le 25 juin 2018. Elle possède ainsi son président, mais aussi sa propre Constitution. C’est dans le palais impérial de Hofburg à Vienne que 200 personnes ont adoubé Igor Ashurbeyli, qui est devenu ainsi le premier président d’Asgardia.

Cette nation numérique dispose donc désormais d’un président et d’une constitution, jusqu’à présent elle disposait d’un parlement, d’institutions juridiques, d’un drapeau, d’un hymne et d’un blason officielle. Igor Ashurbeyli pourra enfin représenter politiquement sa nation virtuelle auprès d’autres organismes internationaux.

Drapeau, logo, blason de Asgardia

Le président Asgardien Igor Ashurbeyli élu démocratiquement

Une volonté de conquérir l’espace avec des fondements politiques et éthiques

La volonté des responsables d’Asgardia est « [d’] être la première nation spatiale indépendante, libre, unitaire, sociale, trans-ethnique et laïque, basée sur la moralité, l’équité, la paix et la dignité égale de tout être humain… ». A ce jour, Asgardia a conquis 205 000 internautes, puisqu’une simple inscription sur les réseaux sociaux suffit pour devenir « Asgardien ». Virtuellement, on peut considérer que Asgardia est le 171ème « pays » qui compte le plus de citoyens au monde, juste devant les îles Samoa !

Des scientifiques, des philosophes, des entrepreneurs ainsi que d’anciens dirigeants politiques ont aidé à la constitution de cette « nation numérique », qui possède aussi ses propres institutions administratives et juridiques. L’ambition d’Igor Ashurbeyli est aussi de constituer sa propre banque nationale, à l’aide notamment d’une crypto-monnaie.

Et il a aussi réfléchi à une collecte d’impôts, qui s’élèvera pour l’instant à une centaine d’euros par an. Cependant, à l’heure actuelle, cette initiative peine à convaincre la communauté internationale, qui ne lui a pas reconnu de statut juridique. L’accès à l’ONU semble ainsi peu envisageable… Il est également peu probable que le mise en place d’un impôt soit du goût de tous ceux qui se sont inscrits gratuitement pour le romantisme du concept. On peut donc facilement penser que le nombre d’Asgardiens va s’écrouler rapidement, une fois les premières obligations fiscales votées.

Quoi qu’il en soit, il sera intéressant de temps à autre de suivre l’avancée de cette insolite nation numérique qui cherche à mettre au point un programme spatial pour conquérir l’espace, avec pour ambition une colonie lunaire d’ici 25 ans.


5 commentaires

  1. Coloniser… L’objectif est lancé !
    Pas besoin que je vous signale la belle tragédie qui va suivre,
    pas besoin de faire un dessin !
    Enfin, pour ceux qui n’étaient pas là par le passé, apprenez que l’humain, pourri sont environnement partout où il passe et s’il nous reste environ 3 milliards d’année avant de devoir déménager de la planète on ferait bien d’en profiter d’abord pour règler nos problèmes de gouvernance ici bas… Car si c’est pour mener le même bordel dans l’espace, je rigole ! Fuir vers je ne sais quel paradis : je hurle de rire !!!

    L’autre jour y a un autre qui disait qu’il fallait un peu moins de 100 personnes pour fonder une colonie, dans un vaisseau spatial pour un voyage de 3000 ans vers une des plus proches exoplanète, surement avec un ptit chef et ses sbires ! Là je suis mort carrément.

  2. Coloniser… L’objectif est lancé !
    Pas besoin que je vous signale la belle tragédie qui va suivre,
    pas besoin de faire un dessin !
    Enfin, pour ceux qui n’étaient pas là par le passé, apprenez que l’humain, pourri sont environnement partout où il passe et s’il nous reste environ 3 milliards d’année avant de devoir déménager de la planète on ferait bien d’en profiter d’abord pour règler nos problèmes de gouvernance ici bas… Car si c’est pour mener le même bordel dans l’espace, je rigole ! Fuir vers je ne sais quel paradis : je hurle de rire !!!

    L’autre jour y a un autre qui disait qu’il fallait un peu moins de 100 personnes pour fonder une colonie, dans un vaisseau spatial pour un voyage de 3000 ans vers une des plus proches exoplanète, surement avec un ptit chef et ses sbires ! Là je suis mort carrément.

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