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Des patrons plus sévères encore qu’Elon Musk

Plusieurs figures de la Silicon Valley sont persuadées que de nombreux employés de la Tech ne travaillent pas.

  • Keith Rabois, un investisseur bien connu au sein de la Silicon Valley, a déploré le « faux travail »
  • Selon lui, de nombreux employés des sociétés technologiques sont « inutiles »
  • Cette vision, très politique, est largement contestée

« Tous ces gens étaient inutiles », Keith Rabois, un investisseur très connu au sein de la Silicon Valley n’y est pas allé de main morte lors d’un événement organisé par la banque Evercore. Selon lui, la plupart des nombreux employés licenciés récemment au sein des entreprises technologiques ne servaient à rien.

L’actuel PDG d’OpenStore a ainsi expliqué que ces travailleurs virés de chez Google et Meta étaient globalement présents sans mission précise. « Ces personnes n’ont rien à faire – elles sont vraiment – ce n’est que du faux travail. Maintenant que cela est révélé, que font réellement ces personnes, elles vont à des réunions ? »

L’entrepreneur n’est pas le seul à partager cette vision. Comme le rappelle Business Insider, c’est aussi le point de vue d’Elon Musk qui a ciblé en priorité les services marketing, les ressources humaines et la communication lors des licenciements opérés chez Twitter.

Une vision très orientée de la réalité

Concrètement, il s’agit d’une vision idéalisée où tous les gens qui ne codent pas n’ont pas d’utilité pour une entreprise technologique. Nos confrères notent par ailleurs que la plupart des personnalités défendant ce point de vue sont des républicains et partagent une aversion pour les syndicats, et le côté trop revendicatif de certains de leurs salariés.

Ces employés sont jugés médiocres, pour ne pas dire trop gâtés. En quelque sorte, ces entrepreneurs estiment que les licenciements massifs opérés au sein de la Silicon Valley sont un bon moyen de les remettre au pas et de repartir sur de bonnes bases, autrement dit avec des gens qui codent et conçoivent des produits concrets.

Cette vision se heurte toutefois à la réalité. Comme l’explique Eugene Malobrodsky, partenaire de l’investisseur précoce One Way Ventures : « Il est facile de se cacher dans une grande entreprise, mais pour une startup, il n’y a aucun moyen de s’en sortir avec du faux travail ».

Il ajoute également : « Je pense qu’il est faux de dire que beaucoup de gens font du faux travail, en particulier lorsque les entreprises déploient déjà des outils de surveillance du lieu de travail. »

Comme nous vous en parlions récemment, les entreprises recourent de plus en plus à ces dispositifs, et on peine dans ce cadre à imaginer voir des légions d’employés passer leurs journées à ne rien faire.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Surtout quand les personnes qui disent que ces employés font du faux travail exercent eux même du faux travail…

    Comme Musk qui dit faire plus de 100h/semaine mais qui trouve le temps de tweeter massivement ou donner son avis sur la difficulté à tuer certains boss de Elden Ring…

Les commentaires sont fermés.