Décidément, le catalogue de DJI ressemble de plus en plus à un inventaire à la Prévert. Le leader mondial des drones civils et des caméras créatives a, au fil des ans, étendu ses activités à des secteurs aussi variés que l’agriculture, la sécurité publique, la cartographie ou encore les énergies renouvelables. Il ne lui manquait plus que des aspirateurs…
L’oubli est maintenant réparé avec la commercialisation aujourd’hui de ROMO, une gamme de robots aspirateurs avancés.

La promesse de DJI repose sur l’intégration de technologies de détection et de navigation provenant de ses drones les plus performants. L’objectif est de combiner une détection d’obstacles précise, des algorithmes de planification de trajet et une puissance d’aspiration élevée pour assurer une couverture complète des sols durs comme des tapis.
Le fils du drone
Le principal argument technologique des ROMO brothers réside dans son système de détection d’obstacles, que DJI qualifie de « millimétrique ». Les robots sont équipés d’une flopée de capteurs de vision double fisheye haute performance et des LiDARs à double émetteur à semi-conducteurs grand angle. Rien que ça !

Associée à l’apprentissage automatique, cette configuration matérielle doit permettre aux appareils de reconnaître et d’éviter des obstacles domestiques fins, tels que des câbles de charge de 2 mm d’épaisseur ou une carte de crédit tombée au sol. En fusionnant les données de ces capteurs, le cerveau ROMOtique génère une compréhension de son environnement lui permettant de naviguer sous les meubles, y compris dans des conditions de faible luminosité.
Les capteurs sont couplés à des algorithmes de planification de trajectoire. Ils ont été amoureusement bichonnés par l’expérience de DJI en matière de cartographie (l’un des éléments essentiels d’un drone). L’ensemble est conçu pour adapter la stratégie de nettoyage à différents types d’obstacles.
Il peut par exemple s’approcher au plus près des câbles ou des pieds de table pour nettoyer les contours sans omettre de zones. Mais il évitera soigneusement des éléments aussi étrange qu’une chaussette abandonnée, des liquides ou un Rédacteur en Chef roupillant à même le sol (histoire vécue).
Mécanique de nettoyage : puissance et bras extensibles
En termes de performance, DJI annonce une puissance d’aspiration allant jusqu’à 25 000 pascals ainsi qu’un débit d’air pouvant atteindre 20 litres par seconde. Les brosses rotatives sont entraînées par deux moteurs à couple élevé, conçus pour ramener les débris vers le centre pour l’aspiration (mais pas les Rédacteurs en Chef, donc).
Parmi les points mis en avant par le constructeur, la présence d’un système de doubles bras flexibles, capables de s’étendre et de se rétracter automatiquement. Guidés par la cartographie en temps réel et des algorithmes de bord adaptatifs, ils sont conçus pour atteindre les coins et longer les plinthes. Ils éliminent ainsi la poussière dans des zones difficiles d’accès (armoires, murs irréguliers, etc.).
La zone de balayage est d’ailleurs plus large que le chemin de la serpillière, afin d’éviter que cette dernière ne passe avant que la zone ne soit balayée. Futé, non ?
ROMO embarque un réservoir d’eau de 164 ml pour maintenir les tampons de serpillière humides. Il ajuste automatiquement le débit d’eau, l’augmentant sur les zones détectées comme plus sales.
Trois modèles, une app : plein de possibilités
La gamme se compose de trois modèles : le ROMO S, le ROMO A et le modèle premium, le ROMO P. Bien entendu, c’est le ROMO P qui tient la vedette dans l’annonce de DJI.
Pour tout dire, il ne ressemble plus vraiment à un aspirateur robot, mais plutôt à un vaisseau spatial qui aurait avalé une version monochrome du Centre Georges Pompidou parisien : design transparent sur la station de base et le robot, tuyaux et composants internes visibles et côté technopunk du 16e arrondissement parisien complètement assumé. Et le pire, c’est que le résultat est vraiment très beau. On ne peut s’empêcher de se demander comment vieillira le ROMO P (un indice : le Centre Pompidou vient de fermer pour cinq ans…)

L’appareil dispose de deux compartiments dans lesquels on insère des cartouches non rechargeables au format propriétaire (bien entendu). Elles contiennent une solution de nettoyage ainsi qu’un liquide désodorisant pour le sol. L’appareil peut distribuer l’un ou l’autre directement sur les patins de serpillière. Cela permet de personnaliser les routines : solution nettoyante pour dégraisser la cuisine, désodorisant pour un nettoyage d’entretien.
Les trois modèles sont livrés avec une station de base autonettoyante. Elle lave les tampons de serpillière à l’aide de quatre jets d’eau à haute pression et applique une force descendante de 12 newtons pendant le cycle. L’évacuation des déchets se fait par une sortie de 16 mm de diamètre. Le fabricant annonce jusqu’à 200 jours de fonctionnement sans entretien manuel de la station.
Un effort semble avoir été fait sur l’acoustique : la station serait insonorisée afin de réduire de 80 % le bruit généré par la collecte de la poussière. Le robot disposerait quant à lui d’un mécanisme tout aussi sophistiqué. On demande à voir (ou plus exactement, à entendre).

Les DJI REMO se pilotent à l’aide d’une app compagnon, DJI Home. Elle offre une palanquée de personnalisation du nettoyage, des modes spécifiques (cuisine, salle de bain, zone pour animaux, etc.) ainsi qu’une gestion très fine des horaires et conditions de déclenchement. Enfin, il est possible d’utiliser les capteurs du robot pour une surveillance à distance du domicile. Les données transmises étant sécurisées et cryptées dans tous les sens.
Prix et disponibilité des robots-aspirateurs ROMO
Les robots aspirateurs ROMO sont disponibles dès aujourd’hui à partir de 1299 € pour le modèle S, 1599 € pour le A et 1899 € pour le P. Avec en prime les accessoires et consommables, dont les prix n’ont pour l’instant pas été communiqués.
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