Donald Trump n’a jamais fait mystère de son peu d’intérêt pour la protection de l’environnement et cette trajectoire se confirme une nouvelle fois avec cette décision portée par son gouvernement ce mardi 3 mars.
L’agence Reuters nous apprend ainsi que l’objectif de l’administration américaine est d’assouplir la réglementation visant à protéger la baleine franche de l’Atlantique Nord (aussi appelée baleine noire de l’Atlantique nord), une espèce menacée, des collisions avec les navires. D’ailleurs, depuis 2017, les collisions ont tué ou blessé au moins 27 baleines franches.
Concrètement, le Service national des pêches maritimes (NMFS) (une division du ministère du Commerce) prévoit de remplacer les limitations saisonnières de vitesse imposées aux navires par des zones de gestion des baleines et des mesures technologiques visant à éviter les collisions. Parmi elles, il est question des satellites et de la surveillance acoustique, censés permettre de détecter les baleines.
La mesure risquerait de porter un coup majeur à cette espèce menacée dont on ne compte plus que 380 animaux. Comme le rappellent à juste titre nos confrères, c’est justement les collisions avec les navires et l’enchevêtrement dans les bateaux de pêche qui les met en danger. Donald Trump prend ainsi la décision contraire de Joe Biden, qui avait choisi d’imposer davantage de restrictions aux bateaux pour protéger davantage ces cétacés.
Le NMFS demande désormais des informations et des commentaires pendant 90 jours avant de prendre une décision définitive. Citée par WMGE.com, Erica Fuller, spécialiste des baleines franches à la Conservation Law Foundation, a justement un avis très opposé à cette initiative : « Le problème, c’est qu’aucune de ces nouvelles technologies n’est encore pleinement opérationnelle. Elles nous aideront certes à détecter les baleines franches, mais elles ne réduisent pas le risque de collision ».
Donald Trump, le président anti-écolo
Pour rappel, les décisions de Donald Trump qui vont à rebours de la protection de l’environnement, sont légion depuis son retour à la Maison-Blanche. Très récemment, nous vous parlions de son choix, pris au nom de la « sécurité nationale », de suspendre avec effet immédiat les baux de projets éoliens offshore sur la côte Est du pays.
Officiellement, l’idée est présentée comme une pause, mais au niveau industriel, elle est catastrophique. L’initiative stoppe totalement les chantiers et cloue au port des navires d’installations loués à prix d’or, tout en laissant des turbines de 150 mètres rouiller sur les docks de Virginie et du Massachusetts. Plus d’informations sur ce choix catastrophique dans notre précédent article ici.
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