Si vous trouvez que le système de facturation des bagages cabine est injuste, voici une information qui risque de vous faire bondir. D’autant plus si vous prenez l’avion pour partir en vacances cet été.
Une mesure appliquée depuis 2023
La fuite d’un e-mail interne a révélé qu’Easyjet a mis en place un système d’incitation financière pour les agents au sol afin de renforcer l’application stricte de sa politique bagage. Concrètement, il permet aux agents de recevoir 1,20 livres sterling, soit 1,42 euros, par bagage cabine non conforme intercepté à la porte d’embarquement.
Une mesure déployée depuis novembre 2023, apprend-on dans la presse anglaise, dans au moins dix aéroports britanniques, dont ceux de Belfast, Birmingham, Glasgow, Jersey, Liverpool, Newcastle, Gatwick, Manchester ou encore Bristol. L’objectif est clair : encourager les agents à sanctionner les bagages cabine des passagers EasyJet jugés trop grands.
Le dispositif est appliqué par Swissport et DHL Supply Chain, prestataires gérant les services d’assistance au sol dans les aéroports. Pour faire simple, la compagnie low cost ne verse pas directement ces primes elles-mêmes, elles sont gérées en interne par ces deux groupes.

Quels bagages sont concernés ?
Cette initiative vise deux types d’infractions : les bagages gratuits supposés se glisser sous le siège mais dépassant les dimensions autorisées, et les bagages cabine de taille réglementaire pour lesquels aucun supplément n’a été payé. Dans les deux cas, les passagers peuvent se voir infliger une amende de 48 livres sterling (environ 57 euros) à la porte d’embarquement, même si leur valise semble conforme. Face à la polémique, un porte-parole d’EasyJet a réagi :
« EasyJet s’efforce de s’assurer que ses partenaires d’assistance au sol appliquent ses politiques de manière correcte et cohérente, dans un souci d’équité envers tous ses clients. Nos politiques et options en matière de bagages sont bien comprises et nous les rappelons à nos clients lors de la réservation, avant leur voyage et sur leur carte d’embarquement, ce qui signifie qu’une très faible proportion de clients qui ne respectent pas ces règles se verront facturer des frais à l’aéroport ».
Une poule aux œufs d’or pour les low cost
La facturation des bagages est devenue une source de revenus majeure pour les compagnies low cost. En ne comprenant dans le billet qu’un bagage minimal, elles peuvent afficher des prix d’appel attractifs tout en compensant via les frais annexes. En conséquence, les bagages à main payants représentent aujourd’hui des millions d’euros de recettes supplémentaires.
Mais c’est un vrai cauchemar pour les passagers, les dimensions autorisées variant d’une compagnie à l’autre. Pour y remédier, l’Union européenne propose désormais un standard commun pour le bagage sous le siège, qui doit mesurer 40 × 30 × 15 cm. Une taille, somme toute, difficile à respecter.
De son côté, Ryanair, emblème des compagnies low cost, assure ne pas appliquer de telle mesure. Vueling, elle, n’a pas répondu aux sollicitations. Outre le respect strict des dimensions des bagages, n’hésitez pas à consulter ces astuces pour voyager moins cher en avion.
- EasyJet verse une prime aux agents au sol pour chaque bagage cabine jugé non conforme à la porte d’embarquement.
- Le système est en place dans dix aéroports britanniques, et les amendes peuvent grimper jusqu’à 57 euros par bagage.
- Cette pratique illustre l’importance croissante des frais de bagages pour les compagnies low cost, au détriment des passagers.
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