C’est un top départ pour le moins chamboulé. Ce mardi, des millions d’élèves ont démarré leurs cours en distanciel. Cela ne s’est pas vraiment passé comme prévu et de nombreux bugs et soucis de connexion ont été relatés.
Ils ont notamment touché la portail « Ma classe à la maison » qui regroupe les trois plateformes pédagogiques accessibles aux écoliers, aux collégiens, et aux lycéens, gérées par le Centre national d’enseignement à distance (Cned). Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a expliqué ces dysfonctionnements par une cyberattaque.
« Un an c’est sûrement trop court pour préparer le distanciel »
Cité par nos confrères de BFM TV, il précise :
Vous avez des attaques informatiques. C’est le cas de ce qu’il se passe pour le Cned ce matin où vous avez des attaques informatiques, apparemment venues de l’étranger pour (…) empêcher les serveurs de fonctionner. Le travail technique est en train d’être fait pour rétablir cela. Fort heureusement, cela ne touche pas tout le monde partout.
D’autres problèmes de files d’attentes virtuelles interminables ont aussi été relevés sur les espaces numériques de travail (ENT) dans plusieurs régions. L’origine est ici différente d’après Jean-Michel Blanquer qui évoque des serveurs sous dimensionnés par rapport au nombre de visiteurs. Il s’agit selon lui « d’un opérateur privé, OVH, qui a eu un incendie à Strasbourg, il y a quelques temps et qui n’a donc pas su faire face à l’afflux de connexions ce matin ».
Cette version a toutefois été entièrement contredite par Michel Paulin, le CEO d’OVH, sur Twitter : « OVHcloud n’est pas responsable des dysfonctionnements de certains services d’éducation à distance. L’incendie de Strasbourg n’a aucun lien avec ces derniers. Des regions ENT affectées et des applications indisponibles ne sont pas hébergées chez Ovhcloud ! »
Ces soucis ont aussi provoqué la colère des enseignants et de leurs syndicats. Ainsi, le SNUipp-FSU a raillé sur Twitter : « Un an, c’était sûrement trop court pour préparer le #distanciel et la #ContinuitePedagogique. Partout des difficultés de connexion remontent ! »
Le ministère de l’Éducation nationale s’est quant à lui voulu rassurant dans un communiqué en affirmant que « 500.000 élèves et professeurs » ont accédé aux plateformes aujourd’hui et il a promis que « la fluidité » de ces espaces allait « se rétablir progressivement dans les heures qui viennent ».
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Encore un problème de scaling(infrastructure trop petite), pourquoi déployer des serveurs qui vont encore coûter un bras au contribuable (et qui vont au passage ne plus servir a rien après pandémie) quand il y a des solutions gratuites (zoom, discord, meet etc…). Au pire si ils ont vraiment une conscience pas tranquille par rapport a la collecte de données de ces services, ils n’ont cas juste s’approcher de ce genre de prestataire de service et faire quelque chose proprement, mais non, faut le faire soi même et donc faire a la va vite une chiasse sans nom, DDOS mon cul, serveur en carton plutôt.