« Il va devenir le premier trillionaire (1000 milliards dollars) au monde. » Avec ce constat, défaitiste, le pape américain Léon XIV, de son vrai nom Robert Francis, fustige la richesse « extravagante » d’Elon Musk, l’homme le plus riche du monde.
Selon les dires du souverain pontife, c’est le fossé entre « les plus riches et les plus pauvres » qui est à l’origine de la « polarisation du monde. » Dans un entretien donné en juillet dernier au média spécialisé Crux, le pape dénonce ces inégalités de richesse.
Elon Musk et Léon XIV : deux visions du monde
Ce n’est pas la première fois que le Saint-Siège est très critique vis-à-vis des ultrariches. Lors de cet entretien, Léon XIV l’a encore rappelé. « À quoi cela sert-il (d’avoir autant d’argent, NDLR) si c’est la seule chose qui ait encore de la valeur, alors nous avons un gros problème ? »
Le souverain pontife, élu cette année au début du mois de mai, a toujours été très critique vis-à-vis de ces « ultra-riches ». Comme son prédécesseur et mentor, le pape argentin François, Léon XIV veut prendre la défense des plus pauvres.
Dès ses premières années en temps que prêtre, alors envoyé en mission par les Augustins au Pérou, le futur Léon XIV se rapproche des idées de la théologie de la libération. Il est très proche de Gustavo Gutiérrez, le fondateur de ce mouvement. Ensemble ils souhaitent libérer les pauvres de leur condition.
De son côté Elon Musk s’est montré, à de nombreuses reprises, comme un homme avide et cherchant à faire valoir « la valeur travail » en premier lieu. Récemment le conseil d’administration de Tesla vient de lui accorder une nouvelle rémunération de 29 milliards de dollars en actions. Si le PDG de l’entreprise atteint ses objectifs, il pourra toucher ce jackpot.
Un soutien aux victimes
Dans le reste de son entretien avec les journalistes de Crux, le souverain pontife est revenu sur la situation terrible en Ukraine. Il assure vouloir la paix. Il rappelle que le Vatican a déjà proposé aux deux pays d’accueillir des négociations pour mettre un terme au conflit. Il explique également garder « espoir ». Enfin il en appelle à l’aide d’autres nations.
« Je pense qu’un certain nombre d’acteurs différents doivent pousser assez fort pour que les parties qui sont en guerre disent, assez c’est assez, et cherchons un autre moyen de résoudre nos différends. »
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