Connect with us

Réseaux sociaux

Égypte : quand Facebook devient un instrument de répression

En Égypte, Facebook est devenu un véritable instrument de répression aux mains du régime contre la population. Derrière le prétexte de lutter contre les fake news se cache en réalité un contrôle absolu sur la diffusion de l’information.

Il y a

le

Facebook, un outil de répression

C’est un reportage qui glace le sang que le magazine américain Wired a réalisé en Égypte. On se souvient il y a quelques années, lors du printemps arabe de l’influence des réseaux sociaux pour développer le mouvement. Une importance cruciale qui a permis aux citoyens de prendre leur destin en main.

Ces derniers mois, c’est un mouvement inverse qui est en train de prendre naissance au pays des Pharaons. La revue donne ainsi l’exemple de Mona, une jeune femme originaire du Liban venue visiter l’Égypte. Elle a été enfermée en prison pour une raison impensable : elle avait publié une vidéo sur Facebook critiquant  le harassement sexuel. Dans un quartier du Caire, elle avait été abusée verbalement et reçu de nombreux messages sexistes. Un homme lui avait même touché les seins.

Une action plus globale du gouvernement

Dans sa vidéo, elle critiquait cette situation mais aussi le pays. Le lendemain de sa publication, elle avait décidé de supprimer la vidéo, mais entre temps, la séquence avait été diffusée sur des pages égyptiennes.

> Lire aussi :  Facebook teste une fonctionnalité d’ajout de chansons sur les photos et sur les vidéos

C’est là que les choses se sont compliquées. L’Égypte fait partie de ces pays qui pratiquent une véritable censure d’Internet. Comme la Malaisie il y a quelques mois, le pays a passé une loi visant à sanctionner les « fakes news ». Derrière ce prétexte se cache en fait une volonté de contrôler la diffusion de l’information.

Résultat ? Au mois de juillet, elle a été condamnée à huit ans de prison pour avoir diffusé de fausses rumeurs qui seraient nuisibles à la société égyptienne. Après trois mois, elle a été libérée et a pu rentrer chez elle.

Le problème ? Elle est loin d’être la seule dans ce cas. Parler sur les réseaux sociaux en Égypte devient désormais une opération très risquée…

Source

2 Commentaires

2 Commentaires

  1. newsoftpclab

    16 octobre 2018 at 9 h 38 min

    En France la police se sert de facebook pour identifier la racaille.Facebook un instrument de répression????

    • Emmanuel Ghesquier

      16 octobre 2018 at 11 h 06 min

      Difficilement comparable… en France la Police s’intéresse à vous quand vous avez quelque chose à vous reprocher et mène fatalement des investigations, ils ont largement d’autres chats à fouetter que de surfer sur Facebook. Dans le cas présent, si vous ne dites pas ce que le pouvoir veut que vous disiez, vous risquez 8 ans…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

À la une

Dernières news

Les bons plans

Les tests