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En Europe, le téléchargement illégal prend une claque

Selon un rapport publié par l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), le téléchargement illégal est en forte baisse sur le Vieux Continent.

L’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) a mené une étude de grande ampleur sur les habitudes des européens en matière de consommation de contenus piratés. Conduite en Union Européenne et au Royaume-Uni, cette analyse a permis de compiler des données comprenant plus de 133 milliards d’accès.

Pour obtenir des résultats concordant avec les habitudes des européens, l’EUIPO a analysé des films, des séries mais aussi des programmes télévisés ou des musiques. Tous les moyens de diffusion ont été étudiés, du streaming au téléchargement direct en passant par les torrents ou les logiciels d’extraction. Enfin, précisons que cette étude a été menée entre janvier 2017 et décembre 2020 soit trois années complètes.

Le naufrage des pirates

Selon les conclusions du rapport, la consommation de contenus piratés a été divisée par deux en trois ans (-50,4%). En 2017, les internautes téléchargeaient des contenus piratés en moyenne 11,7 fois par mois. En 2020, ils en étaient à 5,9 fois. Mieux encore, cette diminution n’a pas connu de sursaut mais a suivi une courbe descendante régulière : -20% en 2018, -6% en 2019 et -34% en 2020.

Ce naufrage des pirates s’explique par l’offre légale de plus en plus complète, aussi bien dans l’industrie de la musique que celle du cinéma. Et si en France la chronologie des médias (qui devrait se réformer prochainement) pose encore des problèmes de diffusion sur les plateformes de streaming, le reste de l’Europe dispose de législations plus souples.

Depuis quelques années maintenant, il est possible d’accéder à des catalogues de films/séries ou de musique à moindre frais. Un abonnement mensuel à Spotify ou Deezer coûte la moitié du prix d’un CD. On peut faire le même parallèle entre Netflix, Disney+ ou Apple TV+ avec les DVD et Blu-ray.

En 2020, l’essentiel du piratage reposait sur le piratage de programmes télévisés, notamment le streaming d’évènements sportifs comme la Ligue des Champions. Les chiffres de l’EUIPO vont en tout cas dans ce sens puisque sur les 5,9 fois où les internautes se sont adonnés au piratage, 4,1 sont consacrées aux programmes télévisés piratés, 1,2 fois aux films et 0,6 fois seulement à la musique.

« Notre rapport sur le piratage numérique montre que, même s’il reste beaucoup à faire pour résoudre les problèmes de piratage et copyright, en particulier dans un monde où le marché numérique est de plus en plus important, nous semblons être sur la bonne voie », explique Christian Archambeau, directeur exécutif de l’EUIPO.

Morale de l’histoire : face à une offre légale intéressante, les internautes sont prêts à payer. Reste que la multiplication des services commence à sérieusement entamer le budget des familles si elles souhaitent s’abonner à toutes les plateformes.

Entre Spotify Premium, Netflix, Disney+, Amazon Prime Vidéo, Canal+ ou OCS, la facture mensuelle avoisine les 100 euros. Si des packs regroupant plusieurs services existent, cela représente tout de même un certain budget. Et c’est sans doute ce qui freine encore les derniers adeptes du téléchargement illégal. Piiiiirates !

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Par : Opera
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