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ESME SPEED : les futurs ingénieurs démontrent leur capacité à innover

Drone de secours sur les toits de Paris, garde du corps électronique pour les pompiers, bras automatisé… découverte des meilleurs projets de fin d’études des futurs ingénieurs de l’ESME Sudria.

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Plus que centenaire, l’ESME Sudria a la particularité d’être une école d’ingénieurs pluridisciplinaire. Les étudiants se spécialisent sur des sujets aussi variés que l’énergie, la robotique ou la finance. Leur réputation de bons chefs de projets et leur capacité à développer des approches systémiques leur permet une très bonne insertion professionnelle.

Vendredi 29 mars avait lieu la première édition de ESME Speed. Une sélection de 36 projets de fin d’études étaient en compétition, évalués par des entreprises partenaires et le réseau des anciens sur la qualité de la présentation, la complexité scientifique et le potentiel d’industrialisation. Présentation de ceux qui nous ont tapé dans l’œil.

Lifyre est un garde du corps électronique pour les pompiers. Présenté de la sorte, ce n’est pas très parlant, mais le projet pourrait s’avérer d’une grande utilité pour les pompiers en intervention. C’est Philippe Debadier, professeur responsable de la majeure systèmes embarqués qui a soumis l’idée aux étudiants. Pompier volontaire et spécialiste des objets connectés, il a pu les aiguiller sur les besoins concrets des pompiers et les contraintes techniques à respecter.

Le module, placé sous la combinaison anti-feu, indique l’air restant dans les bouteilles, suit le rythme cardiaque du pompier, alerte en cas de « mesure homme-mort » avec un capteur de non-mouvement et détecte les gaz explosifs. Ces données sont transmises sur mobile ou tablette au chef d’équipe par bluetooth. Des optimisations ont déjà été imaginées : la communication vocale et le relais entre les pompiers pour pallier les limites du bluetooth.

Lifyre projet ESME Speed

Le projet de Hasna Doghri, Camille Gendreau et Mohamed Bourguiba a été testé en caserne.

Toujours dans le domaine des secours, un autre groupe d’étudiants à mis au point un drone d’assistance capable de fonctionner sur le réseau 4G. Equipé d’une caméra et destiné à assister les services d’urgence, il pourrait transporter une trousse de premier secours ou un haut-parleur et serait mis à disposition sur les toits de Paris. Le challenge technique a été de passer outre la portée maximum d’un kilomètre pour la radiofréquence et de permettre un pilotage grâce au réseau 4G. Le drone se contrôle avec une manette de Xbox reliée en filaire à un PC qui fait tourner le logiciel de contrôle. La latence est limitée à une demi-seconde et en cas de coupure réseau, un retour à la position de départ ou un vol stationnaire sont prévus.

ESME Speed Drone de secours 4G

Les apprentis ingénieurs Etienne de Dauksza, Quentin Melchior et Victor Ducros ont reçu le prix Systèmes Embarqués.

Trois étudiants se sont intéressé au potentiel des systèmes électroniques embarqués dans le domaine médical et plus particulièrement dans la rééducation. Accompagnés par un chercheur de l’Hôpital Poincaré de Garches, qui leur enseigne par ailleurs les systèmes Linux embarqués, ils ont développé un bras automatisé. Cet appareillage se place sur un bras déficient. Le dispositif analyse les mouvements du bras valide pour assister l’autre bras à les reproduire à l’aide de « muscles artificiels », en l’occurrence des ballons qui se gonflent et se dégonflent. Aucun des membres du groupe n’envisage une orientation professionnelle dans un secteur en rapport avec ce projet. Une étudiante vient par exemple de rejoindre un centre de recherche aéronautique pour son stage de fin d’études.  En revanche, ils sont très fiers d’avoir réussi à mettre au point une solution fonctionnelle à ce problème complexe et d’avoir appris à capter et gérer des données, compétence qui leur sera certainement utile à l’avenir.

Bras automatisé - Systèmes embarqués à l'ESME SPeed

Léa Desse, Emily Franco et Chrysogone Paolo ont mis au point un bras automatisé en collaboration avec un chercheur de l’Hôpital Raymond Poincaré.

Dernier projet ayant retenu notre attention : le robot mobile FPGA. Bardé de capteurs infrarouge et ultrason, il est doté des principales capacités que l’on attend d’une voiture autonome. Régulateur adaptatif ? Il l’a. Suivi de trajectoire ? Il l’a. Détection d’obstacles ? Il l’a aussi. Le robot est conçu avec la technologie FPGA qui permet à chacun des 9 capteurs d’être traité indépendamment, pour une vitesse de traitement globale très élevée. Ce robot, contrôlé par mobile, sert avant tout à démontrer les compétences de l’équipe. Dans la vidéo ci-dessous, le robot est placé sur un circuit miniature qu’il suit de manière autonome.

Au total, 13 projets ont été primés dans des domaines correspondant aux 12 majeures de l’ESME Sudria.

 

Article en partenariat avec le Groupe IONIS. 

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