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Et si votre banquier était un… auto-entrepreneur ?

Les Caisses d’Épargne planchent sur un projet de banquier « indépendant ».

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Banquier
© Unsplash - LinkedIn Sales Navigator

Alors que la banque en ligne se développe de manière fulgurante, les banques de réseau ont du mal à se réinventer. Dernière tentative en date, celle des Caisses d’Épargne Bretagne Pays de la Loire (CEPBL) qui veulent solliciter des indépendants pour devenir mandataires exclusifs de la banque.

Une pratique populaire en Belgique

Ces banquiers du XXIe siècle seront en charge de suivre les clients mais également d’en démarcher de nouveaux, affirment nos confrères des Échos qui ont consulté un document sur le projet.

Ces experts indépendants devront supporter une partie des charges (frais de personnel, agence) et bénéficieront en contrepartie d’une commission sur les produits bancaires vendus (crédits, assurances…). La Caisse d’Épargne souhaite également les motiver sur la fidélisation des clients avec pour objectif « la défense et la préservation des stocks ».

Ce mode de fonctionnement est totalement nouveau dans l’Hexagone, bien que cette « formule d’agences bancaires franchisées courantes en Belgique ». Il a été validé par le groupe BPCE au global, mais il devra encore obtenir l’accord de l’ACPR pour être déployé.

Si les syndicats sont rapidement monté au créneau pour dénoncer ce projet, la CEBPL pense d’abord à ses clients qui pourront se rassurer en conservant une relation humaine. Ces banquiers « auto-entrepreneurs » devraient lui « permettre de conserver [son] empreinte territoriale lorsqu'[elle] ne peut plus maintenir une agence, ou d’installer une enseigne là où [elle] n’est pas présente ». Le groupe a toutefois pris ses précautions en affirmant que le projet était encore en phase d’études, et qu’il n’était pas acté.

Une sélection exigeante

La banque sera exigeante sur les compétences de ses partenaires : ils devront non seulement avoir la forme juridique d’une SAS, mais ils devront surtout posséder les trois agréments (banque, épargne, assurance) pour pouvoir distribuer les produits et conseiller les clients sur leurs placements. Enfin, ces experts indépendants devront aussi justifier d’une expérience d’au moins 2 ans en tant que cadre dans une banque ou une assurance.

Ces banquiers ne seront pas seuls dans leur gestion au quotidien. Ils collaboreront étroitement avec les solutions de banque en ligne Caisse d’Épargne. Dixit le document consulté par Les Echos, c’est la banque qui réalisera « les actes de gestion et les opérations bancaires qui découlent de la prestation de conseil ». Avec ce modèle, la CEBPL espère reprendre des parts de marché dans la région, où elle lutte désormais avec les 10%.

4 Commentaires

4 Commentaires

  1. Jos

    18 février 2020 at 7 h 26 min

    En SAS, ce ne sont pas des auto entrepreneurs…

    • Malkut

      18 février 2020 at 10 h 11 min

      Oui mais un titre comme  » Et si votre banquier était un… banquier ?  » c’était pas aussi pute a clic

  2. Pat

    18 février 2020 at 15 h 38 min

    Je me réjouis d’être considéré comme « un stock » par ma banque…
    Enfin, tant qu’ils me laissent tranquille. Par chez moi les conseillers changent tellement souvent que je ne vois généralement jamais deux fois le même…

  3. pilou

    20 février 2020 at 13 h 29 min

    Les banques de viendront des banques sans banquiers : est-ce la fin d’une dynastie à la Richard III, qu’on retrouvera enterré plus de 500 ans après, ou alors ces banques seront-elles le porteur de drapeau qui, proche des autorités de tutelle, créera la finance de demain?

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