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Et si votre prochaine smartwatch était à base de champignons ?

Des chercheurs découvrent qu’on peut créer des composants électroniques avec des champignons. Et cela pourrait rendre nos futurs gadgets plus faciles à recycler.

Alors qu’on vit dans un monde de plus en plus connecté, les déchets électroniques s’accumulent. Raison pour laquelle, par exemple, l’Europe va imposer le port USB-C à Apple.

Mais outre les efforts en termes de régulation, ainsi que le prolongement de la durée de vie des appareils électroniques, une autre solution se présente : produire plus de composants biodégradables et/ou plus faciles à recycler.

Une propriété inattendue de la peau de champignon

Une récente découverte d’un groupe de chercheurs à l’université Johannes Kepler à Linz, en Autriche, pourrait permettre à l’industrie de créer des circuits électroniques plus écolos. Ceux-ci ont découvert un nouveau matériau, extrait d’un champignon, qui pourrait servir à créer des composants électroniques.

Selon les explications de l’université, la découverte a été faite presque par hasard. Un champignon en particulier, le ganoderme luisant ou ganoderma lucidum, forme une peau en mycélium à la surface afin de se protéger des agents pathogènes et des autres champignons.

Cette peau peut être retirée, et traitée, pour obtenir un matériau résistant à une chaleur dépassant les 250°C. Celui-ci est aussi assez robuste, et est flexible.

Les chercheurs de l’université Johannes Kepler proposent cette peau de champignon pour la production de composants électroniques. En effet, selon eux, celle-ci peut remplacer les polymères actuellement utilisés pour créer les composants électroniques flexibles.

Nos futurs gadgets seront-ils à base de champignons ?

En soudant des “puces électroniques relativement conventionnelles” sur la peau de champignon, les chercheurs ont réussi à créer un capteur de proximité, ainsi qu’un capteur d’humidité, qui fonctionnent correctement. Les chercheurs veulent également utiliser ce matériau pour les batteries.

Un matériau biodégradable pour l’électronique

L’intérêt de ce matériau est qu’il est biodégradable, ce qui pourrait réduire l’impact de nos appareils sur la planète, mais aussi faciliter le recyclage. En effet, Martin Kaltenbrunner, chercheur à l’université JKU, tous les types de cartes de circuits imprimés sont faits de composites qui sont généralement difficiles à séparer, recycler ou décomposer.

C’est pour cela que cette peau de champignon, qu’ils ont baptisé MycelioTronics, est une alternative intéressante. En effet, lorsque le mycélium se dégrade, il devient plus facile de séparer et de recycler les autres éléments du circuit électronique.

L’article a été publié sur le journal Science Advances. D’après celui-ci, en matière de flexibilité, le matériau peut résister “à plus de 2000 cycles de flexion et peuvent être plié plusieurs fois”, sans trop affecter les propriétés électroniques.

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