Facebook compte sur intelligence artificielle pour éviter des suicides

L’Intelligence Artificielle de Facebook pourrait-elle remplacer SOS Suicide ? Grâce à un système de détection de propos et de comportements suicidaires, le réseau social veut précisément jouer un rôle de prévention et changer l’image de l’Intelligence Artificielle

Facebook

L’Intelligence Artificielle représente souvent dans l’imaginaire collectif un danger invisible, alimenté par la culture populaire (Terminator) mais aussi les multiples annonces de personnes comme Elon Musk. Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook a donc décidé de changer les choses comme il l’annonce sur sa page Facebook, le 27 novembre. « Voici un bon usage de l’intelligence artificielle : aider à la prévention du suicide. À compter d’aujourd’hui, nous améliorons nos outils d’intelligence artificielle pour identifier quand personne exprime des pensées sur le suicide sur Facebook afin de pouvoir l’aider rapidement. »

Facebook veut jouer un rôle dans la prévention du suicide

L’idée est relativement simple, si des mots appartenant au champ lexical du suicide sont utilisés, une pop-up surgira pour proposer de l’aide aux utilisateurs. Mais, l’IA a aussi été entraînée pour repérer des images. L’utilisateur en ayant besoin, pourra ainsi en parler à des amis, mais aussi être mis en contact avec des associations partenaires à travers du monde. Dans les faits, le réseau social avait déjà annoncé la même chose en mars 2017. On peut supposer que les choses vont désormais concerner tous les utilisateurs désormais. De la phase de tests, au déploiement général

Pas complètement général toutefois. Ce type de fonctionnalités est tout simplement interdit dans l’Union Européenne, ou plutôt le sera à partir de 2018. C’est en effet à ce moment-là que le système de profilage automatisé sera interdit par la « general data protection regulation », un règlement communautaire de protection des données personnelles.

Si l’intention peut en effet paraître louable, elle lève aussi son lot d’inquiétudes. Il sera impossible aux utilisateurs de désactiver cette fonctionnalité. Ce qui signifie que toutes leurs publications (écrit ou vidéo) seront scannées. Autant d’informations qui peuvent potentiellement être utilisées pour créer et alimenter des bases de données ou des profils publicitaires. Si Facebook annonce vouloir « mettre au point des bonnes normes aujourd’hui », rien ne le garantit pour demain…


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