Facebook et pages de marques : la portée organique est en voie de disparition

« La portée organique des contenus que les marques publient sur Facebook est destinée à atteindre zéro. C’est seulement une question de temps », lit-on sur une publication de [email protected]

Facebook - capture les Héros du web

Voici l’étude qui confirme un peu les doutes de bon nombre de community managers : la tendance baissière de la portée organique sur Facebook. Depuis un moment, on en parle un peu partout. Mais cette étude expose des données chiffrées qui nous permettent d’en avoir une idée plus concrète.

Petite précision : la portée organique (pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce terme technique) est la portée qu’obtient une publication naturellement, sans être sponsorisée, autrement dit sans que son auteur ait eu à payer pour qu’elle se diffuse mieux.

Pour obtenir ses résultats, [email protected] a analysé les données de plus de 100 pages de marques sur Facebook, représentant en tout plus de 48 millions de fans. En 2012, cette portée organique aurait été de 16 %. Mais avec les changements qui ont été opérés sur le réseau social vers la fin de l’année 2013, cette portée a largement baissé. En effet, selon [email protected], cette portée organique aurait baissé à 6.15 % en février 2014. Et pour les pages de plus de 500 000 abonnés, elle s’est même effondrée à 2%.

L’autre curiosité révélée par les données qui ont été fournies par [email protected], c’est que plus une page a d’abonnés, et moins elle a d’organic reach (en pourcentage). Mais dans tous les cas, la baisse tourne autour des 50 %.

Social Ovigy

Par ailleurs, selon le rapport de [email protected], des sources de Facebook auraient indiqué non-officiellement à community managers qu’il fallait s’attendre à une portée zéro à l’avenir.

Et comme il est de plus en plus difficile d’avoir cette portée organique sur le réseau social, le rapport de [email protected] inclut également quelques conseils qui pourraient permettre de s’adapter à la nouvelle situation.


12 commentaires

  1. Jean-Noël Anderruthy le

    Cet article mérite quelques remarques :
    1/ Les publications sur Facebook ont toujours plus touché de « non-fans » que de « fans »
    2/ En ce sens, la portée organique en direction des fans n’a pas beaucoup de valeur : si vous n’intéressez qu’une partie de vos fans, il va bien falloir faire votre deuil des autres
    3/ Concernant les changements récents, je crois beaucoup plus au constat suivant : la portée virale a, elle, diminué. Mais, là encore, si les amis de mes fans ne sont pas intéressés par ce que mes fans partagent, il n’y a rien à faire
    Il existe au moins trois raisons :
    1/ Le développement du mobile fait que l’espace disponible se raréfie
    2/ La volonté de Facebook de monétiser son audience
    3/ L’évolution de algorithme de Facebook qui vise un plus grand engagement et une moins grande visibilité « immédiate »
    La perspective d’une portée zéro me paraît très exagérée mais il est évident que :
    – La qualité des publications prime sur tout
    – La nécessité d’atteindre une masse critique est indispensable
    – La meilleure manière de monétiser sa présence sur Facebook, c’est à partir de son site web ou application mobile et moins sur les pages

  2. CMs : vous avez bossé comme des fous, vous avez créé des contenus, rédigé des articles, organisé des concours, bref vous avez sué sang et eau… mais vous avez bosser pour RIEN ! Car pour récolter les fruits de votre dur labeur, il faudra payer ! Hi hi hi la bonne blague. 😀
    On attend quoi pour TOUS dégager de Facebook ???

  3. @Jean-Noël Bonjour @Shervan très Intéressant.

    « Les publications sur Facebook ont toujours plus touché de « non-fans » que de « fans » »
    Ne pensez-vous pas que c’est le dispositif facebook qui focalise sur la viralité plus que sur l’audience réelle des fans qui donne cette impression ?

    « Le développement du mobile fait que l’espace disponible se raréfie»
    sites + mobiles = logiquement plus de pages ?

    La masse critique : A combien l’estime t-on ? 2 millions de fans (Shervan) ne suffisent plus ?

    merci. Bone journée.

  4. Jean-Noël Anderruthy le

    @Joseph
    1) Il ne faut pas confondre :
    Visibilité directe : fans
    Visibilité via partages, likes et commentaires : non-fans et, éventuellement, fans
    Au final, si vous faites une bonne publication, c’est la viralité qui gagne
    Et c’est aussi le principal talon d’Achille de Facebook : l’extrême difficulté à recruter de nouveaux fans via la portée organique
    2) C’est plutôt le transfert des usages : de l’ordinateur vers le mobile mais :
    ça ne dit pas qu’on a gagné plus d’utilisateurs (c’est, du moins, pas suffisant)
    sur le mobile, il y a moins de place (et, d’ailleurs, certains types de publications sont moins mises en avant)
    3) La masse critique dépend de vos ambitions et de la part de voix que vous visez 🙂
    @Shervan : il faut regarder la portée et le taux d’engagement (mais je ne vous apprend rien ;-). Et c’est à comparer avec le taux d’ouverture d’une newsletter ainsi que son taux de clic
    Il est sûr que plus la page est importante, plus est est bridée 🙁

  5. … en même temps ils nous avaient prévenus : internet est le nouveau far-west.
    Si on y réfléchi, les seuls qui ont gagné de l’argent dans le far-west, ce n’est ni le chercheur d’or, ni le cow-boy, (qui ont terminé comme des chiens) mais les propriétaires des voies de chemin de fer et des hôtels.
    Sur le net, ceux qui gagneront de l’argent ne seront ni les bloggeurs, ni les sites web, mais ceux qui détiennent les voies de circulation des information et les moteurs de recherche.

  6. Merci pour cet article.
    Je vois que vous parlez beaucoup des marques. Pour une page de groupe vous pensez que ce sera la même chose ou alors facebook fait la distinction entre les pages culture et autres pages de marques, entreprises… ?

    Merci

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