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Fintech

Conséquence de sa faillite, Wirecard sabre 50 % de son effectif

L’administrateur judiciaire a confirmé le licenciement de 730 employés de la fintech allemande.

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Wirecard
© Wirecard

La décision était à prévoir. Deux mois après le scandale Wirecard, la moitié des salariés de la fintech allemande ont appris mardi de leur licenciement, a confirmé mardi l’administrateur judiciaire dans le cadre d’une opération de démantèlement.

Il s’agit de 730 employés, parmi les 1 300 que comptait la société financière jusqu’à qu’elle se face pincer en juin dernier. Wirecard gonflait artificiellement ses profits, faisant trembler tout un secteur au moment de la découverte de la gigantesque fraude. Après enquête, le scandale de la fintech a mené à des chiffres exceptionnels. Parmi eux, 1,9 milliard de dollars inscrits dans les comptes et inexistants en réalité.

Chargé d’organiser la procédure de liquidation, l’avocat Michael Jaffé a déclaré cette semaine que « la situation économique de Wirecard était et reste extrêmement difficile en raison du manque de liquidités et des circonstances scandaleuses », avant d’ajouter que « les mesures habituelles de restructuration et de réduction des coûts ne suffisent pas ».

Le scandale Wirecard aura été d’une ampleur exceptionnelle, tout comme d’une rapidité radicale. À la suite des révélations sur l’affaire, le cours boursier de la société chutait de 98 %.

Chercher des « partenaires intéressés »

Désormais, l’avenir des 570 salariés restants de l’entreprise est aux mains de la justice. Maître Michael Jaffé a maintenant l’objectif de revendre les différentes activités de Wirecard afin de pouvoir limiter les dégâts du côté des créanciers, qui espèrent toujours pouvoir trouver un remboursement.

L’administrateur indique qu’il « négocie avec plusieurs partenaires intéressés ». Différents domaines sur lesquels le géant de la finance travaillait sont à un stade avancé, notamment du côté d’une filiale brésilienne que Wirecard possédait.

De l’autre côté, les anciens partenaires de la fintech tentent de s’en sortir, alors qu’ils avaient fait confiance à Wirecard dans le développement de leurs outils de paiement numériques. En France, ce fut le cas pour le Crédit Agricole. Début août, la banque avait déclarait son souhait de récupérer ce qui lui était dû dans son partenariat, qui allait aboutir à de nouvelles solutions de paiement continuer sa conversion dans la banque en ligne.

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