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Le FBI arrête un jeune américain suspecté d’une dizaine de swatting

Les autorités américaines ont interpellé John William Kirby Kelley, suspecté d’être à l’origine de plusieurs canulars téléphoniques dangereux baptisés swatting.

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Swatting FBI
© Pixabay

Mi-décembre, le streamer français XEWER s’est vu dans l’obligation de couper la caméra de son ordinateur alors qu’il était en train de jouer en live. Et pour cause, un policier lourdement armé et cagoulé lui ordonnait de mettre fin à la diffusion. Celui-ci a juste eu le temps d’annoncer qu’il venait de « se faire swat ».

Née dans les années 2010, la pratique du swatting consiste à appeler les services de police pour mobiliser ceux-ci sur une fausse opération d’urgence. Inspirée des unités d’interventions SWAT, elle mène ces dernières à se rendre chez un particulier en croyant qu’il représente un danger immédiat. En somme, il s’agit d’un canular de très mauvais gout, car il a engendré déjà plusieurs décès en France et aux États-Unis. En France, l’auteur d’un swatting peut écoper de sanctions allant jusqu’à 45 000 euros d’amende et de cinq ans de prison. Aux USA, un coupable de swatting a écopé de 20 ans de prison l’an dernier. L’enjeu est donc de taille, tant pour les forces de l’ordre que pour les swattés.

Swatting et idéologie néo-nazie

La pratique et ses dangers expliquent le grand intérêt du FBI pour John William Kirby Kelley, un jeune américain fraîchement arrêté. Âgé de 19 ans, il serait à l’origine d’une dizaine de swatting visant des streamers, des journalistes et des membres du gouvernement. L’homme a été identifié suite à une fausse alerte à la bombe lancée dans sa propre école. Il a bloqué son numéro lors du premier appel aux forces de l’ordre, mais n’a pas été précautionneux lors du second appel, ce qui a mené à son arrestation.

Suite à cela, les autorités ont rapidement fait le lien entre le jeune homme et différents chats et dossiers sur le web prouvant son implication. Elles ont également trouvé des discussions dans lesquelles John William Kirby Kelley diffusait des idées extrêmement racistes à l’égard des Juifs et des Afro-américains, laissant aussi à penser qu’il faisait partie d’un groupe à l’idéologie néo-nazie.

Ce même groupe serait à l’origine d’un swatting ayant visé la streameuse Andrea Rovenski en 2018. Présentes sur place lors de l’arrivée de la police, elle et sa mère auraient été violemment jetées au sol. La joueuse a expliqué suite à cela qu’elle avait beaucoup de mal à dormir et sa mère est décédée des suites d’un AVC deux mois plus tard, potentiellement lié au stress suscité par l’événement.

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