C’est un rendez-vous que les habitués ne rateraient pour rien au monde. Après plus d’un an d’absence suite à des difficultés de développement, Sports Interactive lance sa simulation de management.
Football Manager 26 déboule donc dans sa version définitive le 4 novembre prochain sur PC et MacOS, Xbox One, Xbox Series X/S, PlayStation 5, iOS, Android, Apple Arcade et Nintendo Switch. Après plusieurs heures passées sur la version bêta de ce nouvel opus, voici ce qu’on en a pensé.
Quelques nouveautés appréciables
Commençons par l’essentiel, l’interface a été revue de fond en comble. Même les habitués auront bien du mal à s’y retrouver au début. Le tutoriel a le mérite de nous guider, mais il est un peu fastidieux à lire et l’on reste un peu dérouté.

Nous entrons dans la partie en créant notre entraîneur de manière un peu plus poussée que par le passé en répondant à un questionnaire qui permet d’établir la personnalité du coach et vos connaissances du ballon rond, ce qui s’avère d’emblée assez intéressant.
Parmi les autres bons côtés de cette nouvelle mouture, on peut aussi citer la modification du système tactique qui propose une séparation “avec le ballon” et “sans le ballon”. Lorsque l’on s’intéresse à ces aspects, on peut se régaler à donner des consignes à chacun de ses joueurs et à les modifier au fil du temps. Cela dit, j’ai regretté la suppression du coaching collectif de bord de touche qui permettait d’encourager ou de critiquer son équipe durant les matchs.

Les rencontres sont en tout cas plus agréables à suivre que sur les précédentes éditions grâce au moteur Unity. Les animations sont clairement plus variées et l’éclairage et les conditions météo mieux reproduites. On note tout de même des bugs de collision problématiques. Les changements impliquent aussi que ceux qui ont d’anciens ordinateurs ne pourront pas profiter à plein de ces évolutions.
L’arrivée du football féminin est enfin un plus indéniable pour la durée de jeu. Nous n’avons pas eu l’occasion de jouer assez longtemps, mais une partie avec la section féminine de l’Olympique Lyonnais, une des meilleures équipes d’Europe, nous a laissés entrevoir quelques belles promesses.
Des failles majeures
Mentionnons maintenant les détails qui fâchent. Il vous faudra beaucoup de temps pour vous habituer à la nouvelle interface. Au fil des heures passées sur ce nouvel opus, on repère malheureusement ça et là quelques fautes d’orthographe, des polices ou des textes qui se chevauchent. Gageons que les équipes de Sports Interactive sauront peu à peu corriger ces problèmes et affiner certains détails.
Mais il semble toutefois difficile d’imaginer qu’ils soient en mesure de modifier radicalement cette interface qui nous force à multiplier les clics (la perte de certains raccourcis clavier est assez dommageable) ou ne met pas assez en valeur certains éléments essentiels.
Autre souci de taille pour un jeu censé progresser au fil du temps : la perte des notes de 1 à 20 pour les statistiques du staff remplacées par des qualificatifs. On peine dès lors à hiérarchiser ces derniers. L’absence des sélections internationales est également une régression par rapport aux derniers volets, même si Sports Interactive a trouvé un accord avec la FIFA qui lui permettra de les rajouter dans une mise à jour ultérieure.
Pour un fan de Football Manager, il est au final assez décevant d’avoir attendu deux ans pour un jeu qui semble à bien des égards moins fluide que sa dernière version sortie à l’automne 2023 et qui, malgré quelques belles améliorations, ne change pas vraiment la donne.
Il nous reste cependant deux motifs d’espoir : nous n’avons joué qu’à la version bêta et cette dernière sera en partie débuguée d’ici au 4 novembre. De même, on peut espérer que le studio saura construire à partir de cette nouvelle version, tandis que nous nous habituerons progressivement à l’interface.
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