Foursquare et Facebook Deals se disputent l’avenir de la géolocalisation

La bataille entre Foursquare et Facebook Places a officiellement commencé le jour où ce dernier a intégré les Deals à son offre. Même si ce système est bel et bien effectif aux Etats-Unis, il reste encore difficile de créer son offre Facebook Deals dans l’Hexagone, n’en déplaise aux effets d’annonce déclarés dès la fin janvier par la firme américaine.

La bataille entre Foursquare et Facebook Places a officiellement commencé le jour où ce dernier a intégré les Deals à son offre. Même si ce système est bel et bien effectif aux Etats-Unis, il reste encore difficile de créer son offre Facebook Deals dans l’Hexagone, n’en déplaise aux effets d’annonce déclarés dès la fin janvier par la firme américaine.


Facebook Places avait investi Times Square le temps d’un week-end

Pour l’instant, Mark Zuckerberg écarte l’hypothèse d’être payé pour ces Deals, ce qui à terme risquerait de poser problème au principal concurrent de Facebook Places, c’est-à-dire Foursquare. En effet, ce dernier diffuse généralement les deals des annonceurs gratuitement, pour les rendre payants dans un second temps ; qui aura dès lors intérêt à investir pour un service que Facebook propose gratuitement ? Ainsi, la marque bleue peut in fine espérer évincer ses concurrents, et poursuivre en parallèle sa collecte d’informations en vue de proposer une publicité toujours plus ciblée, et éventuellement revoir à la hausse les prix proposés aux annonceurs.

Frère cadet de Foursquare de plus d’un an, Facebook Places jouit du nombre élevé d’utilisateurs connectés au premier réseau social au monde, permettant à Places d’asseoir un nombre élevé de check-in. Plus de 5 millions d’utilisateurs pour Foursquare (à la mi-décembre 2010), et 30 millions pour Facebook Places (sur200 millions utilisant Facebook sur leur mobile).

Chaque deal renvoie sur la page Facebook de l’annonceur, où au final peu d’informations y sont fournies à moins de « liker » l’enseigne. A l’inverse, on trouve énormément d’informations complémentaires ou tips sur Foursquare, et tout un monde créé autour des différents lieux visités. On peut ainsi devenir maire d’un endroit si l’on y possède le nombre le plus élevé de check-in. Il peut très bien s’agir d’un arrêt de bus ou d’un banal lieu-dit pour lequel aucune offre promotionnelle n’est à envisager. On peut aussi cet aspect plus ludique dans la mesure où la géolocalisation est la seule corde à l’arc de Foursquare. L’offre commerciale de Facebook Places est à ce titre beaucoup plus restreinte, mais orientée de façon plus marchande.

Si la naissance de Foursquare est antérieure à celle de Facebook Places, ce dernier a très rapidement intégré les offres promotionnelles à travers Deals, alors que Foursquare a attendu janvier 2011 pour lancer Foursquare for Business. On peut supposer que son CEO Dennis Crowley, a préféré se constituer un contingent d’utilisateurs solide, pour ensuite crédibiliser son offre commerciale en fidélisant au préalable son audience. L’offre de Foursquare se distingue de celle de Facebook Places dans la mesure où Foursquare divise son offre commerciale en deux axes. Le premier concerne les commerçants, le deuxième les marques.

Les commerçants

Cette première offre Foursquare permet à tout magasin géolocalisable, donc physiquement délimité, de revendiquer un lieu sur Foursquare afin d’attirer et de récompenser les consommateurs effectuant les check-in nécessaires.

Vous deviendrez alors, après validation et à juste titre, le représentant de ce lieu sur Foursquare, avec possibilité par la suite de monter des opérations afin d’engager et de fidéliser les consommateurs. Si la procédure permettant de se revendiquer propriétaire d’un lieu est aisée (en gros, un formulaire à remplir), l’étape suivante visant à proposer des offres promotionnelles est heureusement sécurisée, via un code secret envoyé à l’adresse du commerce concerné.

Les marques

Cette partie permet à toute entreprise de créer sa Foursquare Page, qu’on pourrait comparer à un équivalent de Fan-page Facebook, mais n’autorisant pas d’échanges avec les consommateurs.

L’intérêt principal de ces Foursquare Pages est d’être « followées » par les consommateurs de la même manière qu’un compte Twitter. Elles sont en outre relativement personnalisables, puisque vous pouvez associer votre image à un header en 860×130, ajouter des liens, et enfin personnaliser votre URL sous la forme «Foursquare.com/votrenom», pour améliorer son référencement naturel.

C’est d’ailleurs sur ces pages-marques que l’on va trouver les tips dont nous parlions précédemment. Rajoutons à ce sujet que vous pourrez proposer vos propres badges Foursquare que les utilisateurs pourront essayer de débloquer, toujours dans une optique ludique et empirique, qui n’est pas sans rappeler nos bons vieux RPG.


Les badges Foursquare

Côté annonceurs, Facebook Deals jouit d’une longueur d’avance, grâce à la diversité des choix proposés (nombre de check-ins avant expiration, type de deals…).


Les types de deals Facebook

En résumé, l’efficacité publicitaire de Facebook s’avère de facto plus efficace que chez Foursquare si l’on compare le nombre d’utilisateurs chez chacun étant à même de relayer l’information.  Enfin la gratuité affichée de Facebook Deals semble confirmer que ce dernier risque rapidement de tenir à la dragée haute à Foursquare. Reste à savoir si ce dernier conservera son identité à travers une communauté fidèle d’utilisateurs  ou finira par ployer sous le poids des armes de Facebook.


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16 commentaires

  1. Je doit vivre sur une autre planète.
    Si je comprend bien le raisonnement :
    (facebook>foursquare) + pub gratuite sur FB = mort programmé de Foursquare
    Non seulement ça ressemble fort à des comptes d’apothicaires mais surtout depuis plusieurs mois que le service est en place je vois pratiquement personne se servir de Facebook Places.
    Je veux bien que FB soit plus puissant mais :
    1. à la base FB ne sert pas à ça
    2. on n’a pas forcément envie de pourir la timeline des gens avec l’endroit où l’on se trouve
    3; on n’a pas forcément envie que TOUS nos contacts FB (et nos amis les publicitaires ) sachent où l’on se trouve et faire une autre liste de contact avec foursquare finalement c’est pas plus mal
    4. le café gratuit c’est sympa mais on se sert avant tout de foursquare pour trouver des adresses sympa à proximité ce que l’on ne peut pas du tout faire avec FB
    5. la grande majorité des utilisateurs de FB ne connaissent pas cette possibilité et s’en fichent royalement de la géoloc

  2. hello très bon article. Comment les deals FaceBook vont ils se propager ? ex un commerçant envoie un deal sur son mur…ok je comprends.
    C’est un ami facebook qui crée un deal et l’envoie à ses amis ? Dans ce cas (si ça marche comme ça) mon mur ne va-t-il pas être pollué ? J’ai des amis dans le monde entier, comment est géré le côté local du deal ? (A Paris, j’en ai rien à faire qu’on me signale un deal interessant dans un magasin de la 4th à NY…)
    J’ai peut être aussi rien compris au fonctionnement…merci pour l’éclairage.

  3. Un article qui présente assez bien les deux modèles économiques de Facebook Deals et Foursquare.

    Il serait en revanche intéressant d’avoir un étude de cas sur l’utilisation qu’on peut avoir des deux services (en tant que commerçant).

    Est-ce assez développé en France pour avoir une réelle valeur ajoutée et booster un CA ? Pas sur..

  4. Assez d’accord avec Niko…est ce que facebook sert à ça ? On comprend le besoin de monétisation mais le jour ou FaceBook deviendra un immense derversoir d’apps idiote, de pub nationale, de pub locale…qui en aura encore envie ?

  5. Le problème de Foursquare est de convaincre une grande majorité de petits commercants qui souvent sont très loin des nouvelles technologies pour comprendre la logique et le business du checkin.
    Les marques qui sont structurées avec un département marketing peuvent s’aventurer sur ce terrain, mais pas les petits commercants qu’il faut aller voir 1 par 1 tout comme le font, depuis des dizaines d’années les pages jaunes. Facebook aura le même problème malgré sa force de frappe, à moins d’acheter les annuaires Pages Jaunes de tous les pays industrialisés…

  6. Très bonne explication sur la guerre que vont se donner ces deux géants, mais à vouloir tout faire, ils ne font plus rien de bien je trouve. A vouloir proposer à leur utilisateurs autant d’options, on fini par s’y perdre et à complexifier le système.
    Je préfère mille fois une application sur mon mobile à la sauce Subigoo ou RightDeals mais qui donnent facilement la main aux commerçants et aux utilisateurs sans tout mélanger, que de se voir « pourrir » son profile facebook avec des checkin dans tous les sens par exemple.
    La lisibilité d’un produit est un argument bien trop souvent oublié de ces sociétés, tout comme la proximité avec les commerçants. Étant moi même commerçant, je me tournerais bien plus facilement vers des « petits » mais qui font bien leur boulot et respectent le business, que vers des gros et me fondre dans la masse. (on voit ce que donne les Groupon et autres du style, même si je sors du sujet dans ce cas 🙂 )

  7. Pingback: Réseaux sociaux géolocalisés et marketing | Welovegeoloc

  8. Allez j’en remet une couche, avec http://www.mesbonnesadresses.com, le commerçant peut en temps réel et gratuitement créer des coupons de réductions, des offres commerciales et des évènements et les publier toujours en temps réel sur http://www.mesbonscoupons.com, sur son mur FaceBook, sur notre appli iPhone dispo sur appstore, et via des newletter locales…J’en parle et ça tombe bien car nous venons de mettre en place un deal national avec Cusine plus !

  9. Pingback: Petit point sur les sites communautaires de géolocalisation |

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