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La France va collaborer avec Facebook pour lutter contre les discours haineux

Le président de la République a annoncé la création d’un partenariat inédit avec Facebook, dont l’objectif sera de lutter contre les discours haineux présents sur la plateforme.

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Mark Zuckerberg Facebook
Mark Zuckerberg © Maison Blanche

En ce début de semaine, Emmanuel Macron a annoncé que la France débutait une collaboration avec Facebook afin de lutter contre les discours de haine. Pour l’Élysée, ce partenariat d’un genre nouveau est un moyen de combler le manque de niveau de « la puissance publique », une initiative va également dans le sens de la régulation plutôt que du passage d’une loi rigide, explique Le Monde.

Une initiative qui pourrait être étendue plus largement dans le monde

Au mois de mai dernier, le président français avait eu l’occasion de rencontrer le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, lors du sommet Tech for Good. Pour rappel, cette initiative française avait pour objectif de se pencher sur la question de l’impact social des innovations, dont les réseaux sociaux. Plus de 60 personnalités issues de la tech s’étaient rassemblées afin de discuter de ces problématiques tandis que la France avait tenté de renforcer son attractivité à l’international. De fait, le nouvel accord entre Facebook et la France découlent de cette rencontre de l’an dernier.

Dans les faits, c’est un groupe de travail intégrant des membres des autorités françaises ainsi que des employés de Facebook qui se penchera sur le sujet. Au total, une dizaine de personnes sera rassemblée, dont la moitié de français issus du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) ou encore de la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication (Dinsic). Les membres seront sélectionnés par le secrétariat d’État au numérique, dirigé par Mounir Mahjoubi.

Prévue pour le début de l’année 2019, la collaboration durera six mois, période durant laquelle Facebook ouvrira l’accès à ses outils et ses méthodes de lutte contre les contenus haineux. Si la première expérience doit durer six mois, il se pourrait que celle-ci soit reconduite, puis étendue plus largement dans le monde. D’autres thématiques pourraient également faire partie de cette initiative, si celle-ci est concluante.

Si la France voit là l’occasion de réguler le rôle de Facebook sans avoir à prendre des sanctions similaires à celles de l’Allemagne, le réseau social y voit également son intérêt. Nick Clegg, vice-président des affaires globales déclare en effet : « Comme le dit Mark Zuckerberg, nous croyons qu’avec l’importance croissante prise par Internet dans la vie des gens il y aura besoin d’une régulation. La meilleure façon de s’assurer qu’une régulation soit intelligente et efficace pour les gens est d’amener les gouvernements, les régulateurs et les entreprises à travailler ensemble, en apprenant les uns des autres et en explorant de nouvelles idées. Nous sommes reconnaissants envers le gouvernement français pour son leadership dans cette approche de corégulation ».

Reste à savoir si l’expérience sera concluante pour les deux parties.

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. AnonK

    14 novembre 2018 at 10 h 24 min

    Ou comment faire passer la censure pour un truc « bien » pour protéger les gens des vilaines fake news

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