Et si Iliad (Free) volait au secours de Altice ? L’opérateur fondé par Xavier Niel serait, en coulisses intéressé par le rachat d’une partie de l’opérateur. Plus spécifiquement le très lucratif opérateur portugais Meo, ainsi que le FAI FastFiber.
Meo est à l’origine une émanation de l’opérateur historique Portugal Telecom (devenu depuis Altice Portugal). Il a été fondé en 2007 des suites de la séparation entre PT Comunicações et PT Multimedia (devenu plus tard ZON Multimédia).
Free est intéressé par Meo, filiale d’Altice au Portugal
En plus de proposer Internet via le câble coaxial l’opérateur s’est imposé comme un opérateur ADSL majeur avant de proposer également la fibre optique et des accès par satellite (via Hispasat), Meo propose également des abonnements mobiles au travers du réseau portugais TMN.
La firme propose aussi des services de paiement (Meo Wallet), et est devenue depuis peu aussi un fournisseur d’énergie (MEO Energia), et même un fournisseur d’assurances dont des assurances santé. Il s’agit donc d’une entreprise majeure dans le giron de Altice.
Et surtout, Meo est détenu à 100% par la firme de Patrick Drahi. Compte tenu des difficultés actuelles du groupe, endetté à hauteur de 60 milliards d’euros, la vente de Meo apparaît comme l’une des plus raisonnables pour sortir de la crise actuelle.
En effet, il était jusqu’ici question de vendre au moins une partie de l’opérateur SFR ; toutefois revendre une partie de SFR, racheté autour de 13,5 milliards d’euros en 2014, est plus compliqué. En effet, SFR est lui-même un opérateur très endetté, à hauteur de 20 milliards d’euros, ce qui devrait rendre l’opération moins rentable.
L’opérateur a également perdu des abonnés (plus de 100 000 au premier trimestre 2023) ce qui ne concourt pas à rendre la cession viable pour le moment. Meo est comparativement peu endetté, dispose de 40% de parts de marché dans le mobile et le fixe au Portugal – d’autant que l’opérateur est très rentable, avec un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards d’euros.
Étendre les activités de Iliad en Europe
FastFiber est, de son côté, le plus grand FAI fibre du Portugal avec plus de 1,2 million d’abonnés. Pour l’heure, Iliad n’a pas officialisé publiquement son intention de racheter tout ou partie de ces sociétés. Mais plusieurs sources parlent d’une opération qui pourrait rapporter plus de 10 milliards d’euros à Altice.
Ce qui serait a priori suffisant pour éloigner le risque de défaut de paiement sur la dette d’Altice, puisque la firme aura en théorie suffisamment d’argent frais pour couvrir ses échéances pour les prochaines années (possiblement jusqu’en 2028-2029 au moins, tous les chiffres n’étant pas publics).
Pour Iliad, l’opération serait également un joli coup pour un groupe qui cherche petit à petit à s’étendre en Europe. L’opérateur de Xavier Niel est en effet présent en Italie au travers de Iliad Italia, en Pologne au travers de Play (opérateur mobile) et de UPC Poland (deuxième FAI du pays en parts de marché) ainsi qu’en Irlande grâce à une participation conséquente dans Eir.
- Patrick Drahi vient de mettre en vente Meo, filiale portugaise de SFR
- Dans les coulisses, Iliad (Free), serait en train de se positionner
- L’opération pourrait rapporter pas moins de 10 milliards d’euros à Altice
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