Vous en avez sûrement fait le constat. Il arrive que des contenus toxiques ou de fausses nouvelles soient massivement partagés en ligne. Cela peut d’ailleurs se révéler un fonds de commerce juteux pour les plateformes en générant de l’engagement. Trois chercheurs ont décidé de tenter de briser ce cercle vicieux en se livrant à une expérience passionnante.
Ils en révèlent le détail dans un article publié sur le site The Conversation. Concrètement, ils ont recruté des internautes et leur ont octroyé des récompenses financières lorsqu’ils partageaient des informations fiables. Les utilisateurs ont alors adopté le réflexe de ne partager que des faits sourcés et dignes de confiance. Cerise sur le gâteau, ces bonnes habitudes ont perduré après la fin de l’étude.
Une idée rentable pour les réseaux sociaux ?
Pourrait-on adopter ce système à l’ensemble d’Internet. Les scientifiques estiment que oui. En effet, ils ont constaté que les publications d’informations fiables généraient également un engagement conséquent de la part des autres internautes. En clair, les géants du web pourraient maintenant un niveau de participation élevé, et leur audience qui est à la base de leur modèle économique.
Plutôt que de rémunérer financièrement les internautes, les chercheurs préconisent plutôt un changement dans le système de récompense. Autrement dit, l’idée est d’offrir de la reconnaissance sociale aux utilisateurs qui partagent des informations exactes. Cela peut passer par des boutons qui confirment la confiance que l’on peut accorder à leur publication et à son niveau d’exactitude.
Nul doute que cette étude sera lue avec attention par les grandes plateformes, qui pourraient trouver là un moyen de redorer leur blason, sans pour autant remettre en cause leur rentabilité.
Pour rappel, la piste d’une rémunération des internautes qui accordent l’accès à leurs données personnelles aux réseaux sociaux est étudiée de longue date par certains scientifiques. En 2020, une étude espagnole s’est intéressée à ce type de compensation financière.
Nikolaos Laoutaris, l’auteur de ce travail, estimait ainsi qu’une famille de quatre personnes pourrait gagner jusqu’à 20 000 dollars par an en échange de ses données. Cette somme octroyée serait aussi un moyen de lutter contre les dommages créés par les destructions d’emploi générées par l’automatisation. Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez toujours relire notre article ici.
Ce qu’il faut retenir :
- Des chercheurs ont décidé de rémunérer financièrement les internautes qui partagent des informations fiables
- Ce système s’est révélé très efficace et les bonnes habitudes ont perduré après la recherche
- Cela pourrait donner des idées aux grands réseaux sociaux
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“Cerise sur le gâteau, ces bonnes habitudes ont perduré après la fin de l’étude.”
je “kiffe” l’article (y) , mais là j’ai une une reaction très primaire : lol comment le savoir et être sur qu’au contraire,
on a pas vu “chassez le naturel, il revient au galop” si l’ étude est terminée (i.e. plus de rémunération )
Cependant mis a part cette aparté, le principe semble faire sens…
Comment définit-on la fiabilité d’une information ?
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Les médias sérieux s’attellent à vérifier l’origine, il leur est arrivé de ne pas le faire, à savoir de se contenter de faire écho à une information qu’ils considéraient viable tant la source immédiate était digne de confiance (une agence presse par exemple), et de le regretter (Xavier Dupont de Ligonnès prétendument retrouvé en Écosse, exemple notoire). Qu’en est-il de chacun d’entre-nous? Nous allons confondre l’origine avec la source et nous fier à cette dernière pour jauger de la fiabilité de l’info au prorata de ce que nous considérons être la fiabilité de notre source mais nous ne remonterons pas à la source de la source à savoir à l’origine.
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Fausses infos, celles qui se propagent de bouche à oreille, de nos jours de copié en collé, avec au départ un émetteur qui soit a inventé la news (fake délibéré), soit partagée parce qu’il la tenait de Dieu sait qui (façon “le copain de la copine de la femme de chambre du ministre”) auquel cas fake news par négligence poour ainsi dire.
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Au final la fake news est soit initiée délibérément soit partagée puis diffusée aveuglément.
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De là, caractériser une info comme étant fiable n’a de sens que si l’on remonte à l’origine même de l’info, ce qui peut demander du travail. Fait sérieusement en procédant à l’ensemble incommensurable des infos circulant notamment sur les réseaux sociaux me semble utopique.
Comme toujours la meilleure méthode consiste à ne pas croire tout ce qu’on dit ou lit et, surtout, de ne pas faire mention d’une info sans faire état de notre source (lu? Où?, entendu dire? Par qui?).
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Sans oublier l’effet le plus néfaste des fake news, à savoir englober dans un refus systématique toute info au prétexte que les “fakes” seraient partout, attitude qui participe au complotisme, attitude aussi débile de tout nier que celle de tout croire quand le doute et le doute exprimé existe : “Je ne sais pas et pour commencer à envisager l’ébauche d’un avis il me faut plus d’éléments”). Point barre.