Passer au contenu

Gains des vainqueurs, chiffre d’affaires… 3 chiffres fous sur le juteux business de Roland-Garros

Le tournoi de tennis rapporte toujours plus d’argent et en reverse une bonne partie aux joueurs.

690 000 euros, c’est la somme qu’est désormais assurée de toucher Loïs Boisson, la talentueuse joueuse française au terme de son admirable parcours à Roland-Garros. Des gains qui pourraient encore augmenter si elle parvient à se hisser en finale et à triompher. La somme a de quoi impressionner la championne qui a longtemps été gênée par ses blessures au genou et qui n’est classée que 300e mondiale.

Mais au-delà de son cas personnel, ce grand chelem rapporte gros à la Fédération française de tennis, qui reverse une partie des recettes aux participants. Retour en trois chiffres marquants sur ce business florissant.

56,35 millions d’euros de dotation

Le “prize money” est en hausse de 5,21 % et il est passé de 53,48 à 56,35 millions d’euros. Mais cette somme cache des réalités très différentes selon le tour où parviennent à se qualifier les joueurs. Voici le détail :

Tableau principal

  • Vainqueur : 2 550 000 €
  • Finaliste : 1 275 000 €
  • Demi-finaliste : 690 000 €
  • Quart-de-finaliste : 440 000 €
  • Huitième-de-finaliste : 265 000 €
  • Troisième tour : 168 000 €
  • Deuxième tour : 117 000 €
  • Premier tour : 78 000 €

Qualifications :

  • Troisième tour : 43 000 €
  • Deuxième tour : 29 500 €
  • Premier tour : 21 000 €

346 millions de recettes

Le chiffre d’affaires de Roland-Garros a connu une forte progression ces dernières années, atteignant 346 millions d’euros en 2024, contre 231 millions en 2018. Après une baisse liée à la pandémie en 2020 (147 millions d’euros), les recettes sont reparties à la hausse de façon continue.

Les principales sources de revenus du tournoi en 2024 se répartissent ainsi : 34 % proviennent des droits médias, 21 % des hospitalités, 19 % de la billetterie, 19 % des droits marketing et 7 % du merchandising. Ces chiffres illustrent l’importance croissante des droits de diffusion et des prestations haut de gamme dans le modèle économique de Roland-Garros, aux côtés des recettes traditionnelles de billetterie et de sponsoring.

Comme l’explique Les Echos, outre la rémunération des participants, ces sommes reviennent à la Fédération française de tennis et sont utilisées « pour financer le développement du tennis en France, soutenir les clubs, la formation, l’entretien des infrastructures et l’organisation des compétitions nationales ».

26 millions de revenus dans les produits dérivés

Les produits dérivés de la marque Roland-Garros, allant des tenues des ramasseurs de balles aux polos griffés, représentent près de 7 % des recettes du tournoi, soit 26 millions d’euros en 2024. Cette activité connaît une croissance soutenue, avec une hausse de 23 % sur deux ans.

Pour renforcer cette dynamique, Roland-Garros multiplie les points de vente, dont un mégastore et des stands en ville, et développe des concepts innovants, comme le bar à t-shirts personnalisables. L’ambition est de transformer ce tournoi en marque globale, active toute l’année, et de réduire la dépendance aux seules semaines de compétition, précise le journal économique.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech