Pas question de se faire distancer par OpenAI. Lors de la Google I/O, grand messe des développeurs, Google a annoncé l’intégration de son dernier modèle de langage, Gemini 1.5 Pro, dans la barre latérale de ses applications Workspace telles que Google Docs, Sheets, Slides, Drive et Gmail. Cette avancée marque une étape significative dans la manière dont les utilisateurs pourront interagir avec ces outils de productivité.
La nouvelle fonctionnalité de la barre latérale unifiée permet à Gemini de devenir un assistant virtuel directement intégré à toutes les applications Workspace. L’objectif est de créer une expérience utilisateur plus fluide et interconnectée.
Aparna Pappu, directrice générale et vice-présidente de Workspace, explique que les utilisateurs ont souvent tenté de détourner les capacités de Gemini pour réaliser des tâches complexes impliquant plusieurs applications. Désormais, Gemini peut gérer ces tâches sans nécessiter de basculement constant entre les applications.
Pour illustrer la puissance de Gemini 1.5 Pro, Aparna Pappu a donné l’exemple d’une recherche d’informations spécifiques contenues dans divers documents et emails. Par exemple, demander à Gemini l’heure d’ouverture des portes pour un match des New York Knicks permettra de trouver cette information directement dans un PDF de billet stocké dans un email, plutôt que de fournir une réponse générique issue du web.
Améliorer la productivité
D’après les expériences des premiers testeurs, l’un des usages populaires de Gemini est la gestion des reçus (tickets ou factures). Au lieu de fouiller dans des emails et des fichiers dispersés, les utilisateurs peuvent simplement demander à Gemini de trouver et d’organiser tous leurs reçus. Une commande telle que “Mets mes dépenses dans un dossier Drive” peut amener Gemini à rassembler automatiquement ces documents dans un tableau Sheets, facilitant ainsi la gestion financière.
L’accent est également mis sur la réduction des erreurs courantes des modèles de langage, telles que les hallucinations, en limitant l’accès de Gemini aux données personnelles de l’utilisateur plutôt qu’à l’ensemble d’internet. Cette approche devrait non seulement améliorer la précision des réponses mais aussi la pertinence des suggestions.
Déploiement limité
Pour l’instant, la nouvelle barre latérale n’est disponible que pour quelques testeurs et sera déployée pour les abonnés payants de Gemini le mois prochain. Google prévoit d’étendre ces capacités à un plus grand nombre d’utilisateurs, promettant ainsi une fin éventuelle à la recherche laborieuse de documents spécifiques dans Google Drive. Toute la question reste de savoir quand le grand public y aura accès.
- Google annonce l’intégration de sa nouvelle IA Gemini 1.5 Pro aux applications Workspace
- Gemini va faciliter la vie des utilisateurs de Drive, Gmail, Docs, Sheets ou Slide en compilant les informations et en effectuant des tâches à la place de l’utilisateur
- Ces fonctionnalités sont pour le moment disponibles pour quelques testeurs puis elles s’étendront aux utilisateurs de la formule payante de Gemini
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Puisque certains disent qu’ils ne servent la plupart du temps à rien, il serait sans doute souhaitable que nos intellectuels, pour prouver le contraire, se penchent sur les raisons qui poussent les géants tels que Google ou Microsoft à proposer au plus vite de l’IA grand public à tout le monde. Pour gagner encore plus d’argent ou pour aider l’espèce humaine à vivre mieux ? Et puisque la généralisation de cette IA va consommer beaucoup d’énergie (entre 15 et 20% de la consommation globale des datacenters dès 2028) se demander si cela vaut vraiment la peine de proposer de l’IA de qualité médiocre, en d’autres termes « pour les nuls », en gaspillant de l’énergie pour que les citoyens moyens puissent s’amuser à obtenir des résultats qui ne leur demanderont aucun effort cérébral et donc qui ne développeront pas leurs capacités intellectuelles. Enfin ils pourraient exiger que l’utilisation de cette IA reste toujours « optionnelle », c’est-à-dire que l’on ait toujours la possibilité de s’en passer et demander des garanties quand l’IA, comme il est prévu avec Gmail par exemple, va avoir accès à tous les emails, pour que les données lues par l’IA ne puissent en aucune façon être cédées ou exploitées.