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Cinéma

Godzilla 2 : Scène post-crédit, clins d’oeil et références

Godzilla 2 : explication de la scène post-crédits, mystères ésotériques et références cachées !

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© Poster officiel

Cet article est consacré à Godzilla II Roi des Monstres, qui fait suite au Godzilla de 2014 et à Kong Skull Island pour former le « Monsterverse. » Attention toutefois, il est destiné à celles et ceux qui ont déjà vu le film puisqu’il foisonne de spoilers en traitant notamment des « easter eggs » et de la scène post-crédit que beaucoup ont manquée.

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Godzilla 2 est particulièrement spectaculaire, mais les personnages humains ne sont pas son point fort.

Les secrets des Titans

Les véritables stars du film sont les titans et c’est exactement ce que la plupart des spectateurs attendent d’un tel film.

Ghidorah, incarnation du Diable ?

Commençons par Ghidorah et son origine extraterrestre qui a donc été conservée dans cette version. Certes, c’est un détail, mais un détail qui fait plaisir et qui s’inscrit dans le respect de certains éléments importants de l’univers de Godzilla.

De mon point de vue, c’est d’autant plus intéressant que cet aspect « créature tombée des ceux » vient renforcer toute la thématique et l’iconographie diabolique développée autour de ce monstre.

Tout comme Lucifer est un ange déchu qui est venu frapper la terre, Ghidorah vient d’un autre monde. Lucifer, c’est aussi, par étymologie, celui qui « apporte la lumière » tout comme Ghidorah semble avoir une affinité avec l’électricité !

Dans le film, on nous dit que le véritable nom du « Monstre Zéro » signifie « celui qui est plusieurs » ou « celui qui est nombreux » selon la traduction de « The one who is many », ce qui renvoie clairement à la phrase de l’évangile selon Saint Marc, provenant de l’homme habité d’un esprit impur et qui annonce « Mon nom est Légion car nous sommes nombreux ».

Parmi les recherches iconographiques de la Docteur Chen, on retrouve le fameux Grand Dragon Rouge de William Blake, la représentation du Dragon de l’Apocalypse qui correspond, encore une fois, à Satan. D’ailleurs, l’idée de têtes multiples se retrouve chez de nombreuses créatures de fin du monde liées au diable et à ses représentations.

Great Red Dragon, William Blake

Dans les textes sacrés, le diable est souvent désigné comme la bête ou le dragon, c’est pourquoi certains archanges sont représentés en train de terrasser de telles créatures, par exemple Saint Georges.

Dans la continuité, le fait de retrouver Ghidorah prisonnier des glaces peut aussi renvoyer au neuvième cercle de l’enfer de Dante, recouvert des eaux gelées du Cocyte.

Ghidorah, la prise de têtes

Ceci dit, les influences chrétienne et occidentales ne sont pas les seules puisque le design des têtes de Ghidorah s’inspire volontaire des dragons orientaux, plus serpentiformes. Non, mais quelle idée aussi de réunir les 3×7 boules de cristal…

On remarque au passage que c’est la tête centrale qui joue le rôle d’alpha et qui domine celles de droite et de gauche. C’est assez frappant dans le film quand il faut remettre un peu d’ordre dans le comportement d’ensemble de Ghidorah.

Justement, il y a beaucoup à dire de la tête tranchée de Ghidorah, celle que Jonah Nolan récupère lors de la scène post-générique, mais j’ai décidé de faire durer le suspense et de vous en parler en fin d’article ! C’est vicieux, je sais.

Mothra : mystères et référence

Après Ghidorah, passons à Mothra. J’ai apprécié le mélange de beauté et d’horreur qui se dégage de cette mite géante et son rôle très particulier, même si un peu trop effacé.

J’ai trouvé satisfaisant le clin d’œil des jumelles, les Dr Ling et Chen, car cela renvoie clairement aux shobijin, les prêtresses ou les fées jumelles des anciens films Godzilla, dans lesquels ces personnages merveilleux ont pour rôle de communiquer avec Mothra et de traduire ses intentions, parfois capable d’une forme de magie et souvent de télépathie.

Ling et Chen sont la 3ème génération de jumelles chez Monarch, ce qui laisse supposer un lien avec l’époque de Skull Island, même si je n’ai pas reconnu de personnage du film sur leurs photos de famille.

Le rôle de Mothra est bien spécifique puisqu’elle protège Godzilla quand il est le plus vulnérable et en se désintégrant, elle vient déposer la poussière de son corps sur Godzilla, ce qui aide clairement à sa récupération et accroît encore sa puissance.

Si vous l’avez raté, dans la masse d’informations visibles dans le pré-générique de fin, on apprend sur un écran que Mothra a laissé un œuf, ce qui s’inscrit là encore dans la tradition de mort et de résurrection perpétuelle de Mothra.

Godzilla, le Roi des badass

Godzilla a un design plus massif que dans le film de 2014 et une évolution de ses écailles dorsales. Comme je l’avais deviné dans l’analyse des trailers, le film joue bel et bien sur le Burning Godzilla, une version boostée à l’énergie nucléaire et dont le cœur menace d’exploser.

On remarque toutefois que même dans sa version normale, Godzilla avait réussi à prendre l’avantage sur Gidorah en l’entraînant dans l’eau, un environnement bien plus favorable au titan qu’au vilain dragon alien. Ce n’est que l’intervention stupide des humains avec l’oxygen destroyer qui complique gravement les choses, ce qui ne sera pas sans conséquences pour la suite, mais j’y reviendrai au sujet de la fameuse scène post-crédit.

Rodan, le roi des cieux. Ou presque.

Concernant Rodan, on peut dire que ce ptéranodon est carrément chaud patate.

J’ai particulièrement apprécié sa façon de se battre dans les airs contre les chasseurs, avec un traitement visuel très réussi, même si l’escadrille de pilote passe vraiment pour des imbéciles.

Rodan n’est pas un volatile pour rien, il va là où le vent le mène et soutient d’abord Ghidorah avant de reconnaître la domination de Godzilla avec toute la ribambelle des autres titans.

La liste des autres titans nommés dans Godzilla 2

A ce sujet, parmi les titans qui ne viennent pas de l’ère Toho de Godzilla, on dispose d’une série de noms, mais sans précision encore quant à savoir qui est qui : il y a Baphomet, Typhon, Abaddon, Bunyip, et Methuselah (Mathusalem en version francisée.)

Encore une fois, on sent une forte inspiration biblique, occulte et notamment démoniaque dans ces noms, sans oublier les référence grecques avec Typhon et même aborigène d’Australie pour le Bunyip qui est une sorte de diable des marécages.

Dans le prolongement de cette idée, le choix du terme « Titans » pour désigner les monstres géants est loin d’être anodin, puisqu’il correspond parfaitement à la mythologie grecque dans laquelle les puissances qui précédèrent les Dieux de l’Olympe étaient les Titans.

Des Titans qui furent enfermés dans le Tartare. D’ailleurs, quand Ghidorah a été pris dans les glaces, la légende raconte qu’il aurait murmuré « Tartare, fais-moi frais. » Mes excuses pour cette vanne.

Terre creuse et autre références des sciences occultes

Une autre notion amusante est reprise dans le film pour donner ambiance très Jules Vernes avec la Terre Creuse ou Hollow earth, celle qui permet d’expliquer les déplacements ultra rapides de Godzilla par des tunnels au centre de la terre.

Evidemment, c’est n’importe quoi en termes scientifique, mais au moins c’est amusant, d’autant que cette notion pourrait être utilisée plus tard pour expliquer l’apparition de nouvelles créatures.

Dans le même genre, on retrouve l’idée d’une civilisation engloutie, bien plus ancienne que celle de l’Egypte antique et pourtant capable de bâtir de gigantesques temples. On pense évidemment au mythe de l’Atlantide.

J’ai trouvé amusant de retrouver ce bric à brac de mythes dans ce monsterverse, une façon d’ajouter à la cryptozoologie des tas d’idées plus ou moins farfelues venues des arts et sciences occultes.

Image du film Godzilla de 2014

Godzilla, entre symbole atomique et gardien de l’environnement

Si Godzilla avait une seule thématique, ce serait celle de l’environnement et de l’équilibre menacé par l’intervention humaine.
De ce point de vue, l’arme atomique suit un chemin parallèle, mais pour un traitement très différent entre le tout premier Godzilla de 1954 et ce film.

En effet, le sacrifice du Docteur Serizawa vient en directe réminiscence de la destruction de Godzilla dans le film de 1954. Dans le film original (attention spoiler !), le docteur se sacrifie pour détruire Godzilla en faisant exploser son invention, la bombe à destruction d’oxygène.

Voilà qui incarne parfaitement l’inversion du sens donné à Godzilla entre le premier film et la plupart de ceux qui ont suivi, puisque Godzilla incarnait initialement le danger nucléaire alors qu’il est présenté maintenant comme le seul garant d’une forme d’équilibre de l’écosystème.

Le thème central reste l’environnement, mais le nucléaire, qui était dénoncé en 1954, est utilisé en 2019 comme une piqûre de super anabolisants dans Godzilla 2.

La notion d’harmonie entre humanité et Godzilla se retrouve d’ailleurs dans la symétrie des chutes de Mark Russell et Godzilla à différentes reprises. Plus directement, on retrouve évidemment l’idée dans le système de l’ORCA qui mêle les sons provenant des titans à ceux des humains.

Godzilla vs King Kong vs Destoroyah ?

Dans les nombreux éléments qui précèdent les crédits de fin, on a l’information selon laquelle de nombreux titans se dirigent vers Skull Island, la résidence de King Kong.

Après tout, il ne peut pas y avoir deux rois et un affrontement s’annonce entre Kong et Godzilla dans le film attendu pour 2020. Toutefois, on peut d’ores et déjà parier sur le fait que le singe et le reptile géant devront s’allier pour faire face à une menace bien plus sérieuse.

En effet, les fans savent parfaitement que l’utilisation de l’arme oxygen destroyer dans le film, alors que Godzilla mettait une raclée à Ghidorah en pleine mer, n’annonce rien de bon pour l’humanité.

Scène post-crédit : Joan Alan et la tête de Ghidorah

Il faut ajouter à l’usage de cette nouvelle arme de destruction massive la récupération de la tête tranchée de Ghidorah, ce qui nous amène directement à l’apparition de Destoroyah dans le prochain film.

Au passage, un mot quand même sur Jonah Alan qui n’aurait donc aucun lien avec James Conrad a priori, malgré les nombreuses théories qui ont circulé à ce propos.

Pour rappel, James Conrad était le personnage principal de Kong Skull Island, un personnage qui aurait pu mal tourner suite à la mort éventuelle de Mason Weaver, mais bon, à bien y réfléchir, cela aurait fait du personnage de Charles Dance un homme sans doute trop âgé.

Quoi qu’il en soit, on voit dans la scène post-crédit Jonah Alan, éco-terroriste convaincu que l’humanité sous sa forme actuelle a fait son temps, récupérer à bon prix la fameuse tête de Ghidorah.

Ce qu’on peut supposer pour la suite, c’est que cette tête extraterrestre (ne l’oublions pas !) associée aux effets du destructeur d’oxygène sur l’environnement, ont pu entraîner la mutation de crabes qui avaient commencé à nettoyer la charogne.

Destoroyah

Enfin, c’est à supposer que le prochain film, prévu pour 2020, reprendra l’origine initiale de Destoroyah tel qu’il est apparu dans ses précédentes incarnations à l’écran.

Destoroyah est une créature composite, qui commence par un agrégat de crabes mutants pour finir en démon géant et cornu de 120 mètres de haut. Et oui, c’est ça l’excès de musculation associée au cosplay de Mazinger.

Quant à King Kong, évidemment, depuis Skull Island, il aura beaucoup grandi et on peut dire qu’il a de l’expérience pour botter des culs de lézards géants, en résumé ne vous inquiétez pas trop pour lui, il devrait faire bonne figure, même si ça va saigner.

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