Plus que jamais, les GAFA sont visés par plusieurs projets visant à réguler leurs activités. Que ce soit en Europe ou aux États-Unis, ces géants du web sont de plus en plus présents dans les débats, et les diverses autorités ne savent pas comment les gérer comme il le faut. Aujourd’hui, Le Monde relate les propos de Matt Brittin, qui depuis 2014 s’occupe de développement de Google en Europe, au Moyen-Orient, ainsi qu’en Afrique. Ce dernier réside à Londres, d’où il assiste à l’évolution de deux projets de réglementation européens : le Digital Markets Act (DMA) et le Digital Services Act (DSA).
Au cours de cet échange accordé au Monde, Matt Brittin ne critique en aucun cas ces projets de loi, il explique seulement qu’il serait dommage que ces règles viennent perturber l’innovation largement proposée par ces entreprises. Alors que la Commission européenne a évoqué le fait qu’il serait judicieux que Google partage les données qu’il utilise dans ses propres services avec ses concurrents, Matt Brittin répond : “nous publions des données, comme Google Trends, qui affiche les volumes de recherche pour tout terme. Mais rendre le fonctionnement de nos algorithmes totalement transparent serait dangereux. Cela permettrait aux sites de tromper le système de classement.”
Des règles oui, mais égales pour tous.
M. Brittin explique également que Google collabore avec les autorités pour mettre en place un système qui pourrait convenir à tout le monde. Ce dernier explique qu’il souhaite que sa société puisse comme toutes les autres, de présenter son point de vue, avoir la possibilité de faire appel, et surtout d’être jugé par une entité complètement neutre sans a priori. Un cadre légal clair est également attendu du côté de Mountain View, pour le moment, tout est encore trop flou.
Alexandre Piquard conclu l’entretien par une question piquante qui accentue le paradoxe entre la soi disante bonne volonté de Google de collaborer avec les autorités, et les rumeurs concernant la mise en place d’une potentielle stratégie de défense contre le Digital Markets Act (DMA) et le Digital Services Act (DSA).
Pour en savoir plus, nous vous conseillons de lire l’article complet par Le Monde.
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