Google est à la recherche d’une alternative aux URL

Google a un problème avec les URL et il cherche une alternative.

A l’occasion des 10 ans de Chrome, Google a annoncé une série de nouvelles fonctionnalités. Et si le navigateur a marqué le web pendant ces 10 dernières années, celui-ci pourrait encore apporter des changements radicaux pendant les 10 prochaines.

En plus de se focaliser sur la réalité augmentée ainsi que sur l’IA afin de changer l’expérience de l’internaute sur Chrome, la firme de Mountain View a aussi l’intention de tuer les URL.

Pour rappel, une URL ou Uniform Resource Locator est l’adresse d’une page web. Grâce à cette adresse, lorsque vous allez sur la page d’un un site (comme Presse-Citron.net), vous vous contentez de saisir cette référence, sans vous soucier des détails techniques.

Dans le temps, les URL se sont cependant transformées en chaînes de caractères longues et compliquées que la plupart des internautes ne comprennent pas, et dont certains acteurs malveillants peuvent profiter. Sur mobile, elles sont quasiment impossibles à lire.

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C’est le problème que Google soulève aujourd’hui !

« Les gens ont vraiment du mal à comprendre les URL », explique Adrienne Porter Felt, responsable de l’ingénierie chez Chrome, citée par Wired. « Elles sont difficiles à lire, il est difficile de savoir quelle partie est censée être fiable, et en général, je ne pense pas que les URL fonctionnent comme un bon moyen de transmettre l’identité du site ».

Adrienne Porter Felt explique que la vision de Google, c’est un web sur lequel cette identité serait compréhensible par tout le monde, et sur lequel les internautes « savent à qui ils s’adressent lorsqu’ils utilisent un site web et savent s’ils peuvent faire confiance ».

Pour le moment, Google n’a pas encore de solution à présenter. Même au sein de l’équipe de Chrome, les responsables débattent encore sur la meilleure approche. Mais la firme de Mountain View a bien l’intention de faire changer la façon dont ont fait des liens vers les pages web.

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Actuellement, l’équipe de Chrome analyserait la façon dont les internautes interagissent avec les URL afin de trouver une alternative avec une meilleure sécurité, une meilleure intégrité de l’identité sur le web, tout en étant pratique pour les utilisateurs qui partagent des liens, notamment sur mobile.

C’est assez ironique puisque la première activité de Google était son moteur de recherche, qui indexe des liens avec des URL.

D’ailleurs, Adrienne Porter Felt s’attend à être critiquée. « Le changement sera controversé quelle que soit sa forme. Mais il est important que nous fassions quelque chose, car tout le monde n’est pas satisfait des URL ».


4 commentaires

  1. Google fait sa loi, impose, demande des sous et redistribue les cartes alors que ça fait des années que nous sommes obligés de jouer avec ses règles. Entre SEM, SSL et autres pompes à fric, si Gogol 1er veut changer, il met à terre l’intégralité du travail effectué en SEO depuis 22ans. Tout ça, non pas parce que les gens se plaignent des URL, mais juste pour se faire encore plus de pognon !
    Gogol 1er est à l’image de sa rubrique « Sciences et techniques  » sur sa page d’actualités : De la pub, de la pub, de la pub, de la pub. Il faut commencer sérieusement à réfléchir sur cette entité dirigé par des tarés transhumanistes ! Gogol 1er est un début d’IA conçu pour vous dire quoi penser, quoi manger et comment déféquer. A l’insu de tous et pourtant sous les yeux de tous.

  2. Jusqu’à preuve du contraire le système des URLs n’est pas la propriété de Google, ni de personne d’ailleurs. Il est donc étrange de présenter l’éventuelle transformation ou évolution de ce système comme pouvant relever de la décision d’un acteur particulier du web, fusse l’empereur Google.
    Les tentatives de faire évoluer les normes du web par des coup de force unilatéraux sont nombreux dans l’histoire du web, ils se sont tous soldé par des échecs. Microsoft en a fait les frais, tous les développeurs web connaissent cette histoire par cœur.
    Le système des URLs ne pourra évoluer qu’à la suite de décision(s) collégiale(s), dans le cadre d’institutions telles que le W3C, faisant intervenir tous les acteurs du web. Il n’y a pas d’alternative à cela.

  3. C’est pas le boulot du W3C, ce genre de problématique ?
    On va rigoler quand Google et Chrome auront pourri le web comme MS et IE en leur temps (avec moult hacks à intégrer dans le html pour que l’affichage et le fonctionnement soient à peu près les mêmes sur tous les navigateurs…

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