Connect with us

Internet

Google menace de fermer Google News en Europe à cause de l’article 11

La compagnie songe à fermer son emblématique service Google News en réponse à la nouvelle directive européenne sur le droit d’auteur et la taxation des liens hypertextes.

Il y a

le

Google News
© Presse-Citron

En septembre, les députés européens ont voté en faveur d’une directive portant sur le droit d’auteur adapté au numérique. Si le projet a été refusé une première fois, il a finalement été accepté après une large campagne de lobbying. Actuellement, le projet n’est pas encore en vigueur, puisque le Parlement, la Commission ainsi que le Conseil sont dans la phase de négociation. De fait, le projet devrait être opérationnel au début de l’année 2019, ce qui laisse du temps aux géants du web pour organiser leur résistance.

Google News déjà fermé en Espagne : l’entreprise ne veut pas payer

Dans une interview accordée au Guardian, le vice-président de la division Média de Google, Richard Gingras a déclaré que le firme envisageait la possibilité de fermer son service en ligne. En effet, l’entreprise souhaite éviter les potentielles taxes inhérentes à l’article 11 en fermant tout simplement son service. En 2014, l’Espagne avait également demandé une rémunération à Google, qui n’a pas hésité à mettre sa menace à exécution.

Deux articles sont particulièrement controversés, dont le fameux article 11, qui dérangerait particulièrement Google s’il venait à être appliqué en l’état. En effet, celui-ci porte sur le « droit voisin » et prévoit de taxer les plateformes web afin que celles-ci rémunèrent les éditeurs de presse. Dans le cas de Google, cela signifie que la compagnie serait taxée sur ses liens hypertextes. Imaginons par exemple qu’un article du journal Le Monde soit affiché à la Une de Google News. Cela signifierait que ce dernier serait dans l’obligation de reverser une commission au média, car il utilise un lien hypertexte et un extrait de l’article concerné.

Si la firme venait à fermer le service, cela signifierait que les médias connaîtraient une importante baisse des audiences en ligne. Néanmoins, cela laisserait également le champ libre à une autre alternative souhaitant concevoir une plateforme à la finalité similaire.

Il y a quelques jours, c’est le service de streaming de vidéo appartenant à Google qui s’est opposé au second article controversé de cette directive. En effet, YouTube a déclaré que de nombreuses vidéos pourraient être supprimées si l’article 13 rentrait en vigueur, dans l’état, car elles ne respecteraient pas les droits d’auteurs tels qu’ils sont évoqués par le projet européen.

Source

12 Commentaires

12 Commentaires

  1. David

    20 novembre 2018 at 13 h 02 min

    Si Google actu n’existait pas, je ne viendrais pas sur presse citron…

  2. erikiki

    20 novembre 2018 at 14 h 20 min

    Le problème est que tous les médias ont strictement les mêmes accroches pour les articles, voire les mêmes articles, sur Google news. A croire qu’il y a une seule agence de journalisme genre AFP et tous les autres font du copier-coller. Quel intérêt de payer des droits d’auteur? Pour quels auteurs?

  3. Cielmarcheur

    20 novembre 2018 at 15 h 04 min

    L’Internet est un pays où Google est son dictateur…
    Pathétique !

    • paul mass

      20 novembre 2018 at 15 h 46 min

      Macron est un dictateur …
      Google est un dictateur …
      Les gilets jaunes sont des dictateurs …
      Nous sommes tous des dictateurs !!!!!

  4. Auze

    20 novembre 2018 at 16 h 53 min

    Mais barrez-vous ! On prendra la relève.
    Commencez par payer vos impôts les GAFAM, Après, vous viendrez pleurer …

    On croit rêver.

  5. Anthony Fraisse

    20 novembre 2018 at 17 h 02 min

    Je vais pleurer.
    En Europe, Google paie des impôts qui n’ont aucun rapport avec la quantité de recettes générés. Il serait bien temps qu’on frappe au portefeuille ces multinationales pratiquant l’optimisation fiscale. Et si Google venait à se retirer d’une manière ou d’une autre de l’EEE, alors ce sera une bonne chose. Laissons des alternatives européennes émerger.

  6. Prout 1er

    20 novembre 2018 at 19 h 09 min

    J’aime bien les menaces de Google, le problème c’est qu’ils peuvent bien fermer Google News si çà leur chante ils ne renonceront cependant jamais au marché européen. Du coup ils peuvent nous menacer tant qu’ils veulent, si le députés cessent de se laisser corrompre, Google rentrera dans le rang et paiera ses impôts ou disparaîtra. Je souhaite la même chose à toutes les multinationales (quelque soit le pays d’origine)

  7. Martin

    20 novembre 2018 at 19 h 16 min

    J’espère que Google paiera pour nous permettre d’utiliser encore Google News. Ils en ont les moyens et ils nous doivent bien cela. Sinon j’en saurai encore moins sur ce qu’il se passe dans le monde. C’est mal mais m’as seule source d’informations pour les infos, c’est Google news…
    Je n’écoute ni les journaux télé ni les journaux radios, ni ne lie la presse papier, donc pour moi c’est Google News ou rien alors j’espère de tout coeur qu’il y a toujours espoir que ça ce service ne s’arrête pas…

  8. lulo

    21 novembre 2018 at 5 h 25 min

    Ecrire « une autre alternative » c’est faire un pléonasme. Alternative veut dire « autre ». Il suffisait donc d’écrire : « cela laisserait le champ libre à une alternative… »

  9. stophlab

    21 novembre 2018 at 16 h 27 min

    Adieu Google, bon débarras !

  10. pipoux

    21 novembre 2018 at 18 h 45 min

    Il y a donc des gens qui utilisent encore Google News ? Pour info, pour aller sur Presse-citron, il y a les flux RSS. C’est quand même bien plus pratique pour suivre tous les sites sur lesquels on a l’habitude d’aller. Dès qu’un article est publié, on est au courant. Et puis sinon, il y a Twitter, la plupart des sites font leur promo sur leu fil twitter avec un lien vers les articles.

  11. Nicolas

    22 novembre 2018 at 21 h 45 min

    > Et si Google venait à se retirer d’une manière ou d’une autre de l’EEE,
    > alors ce sera une bonne chose. Laissons des alternatives européennes émerger

    Mais ces alternatives libres sont-elles prêtes à rémunérer les éditeurs de presse ? Je n’en suis pas sûr.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières news

Les bons plans

Les tests