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Google monte à son tour au créneau contre la reconnaissance faciale Clearview

La startup recueille les visages d’utilisateurs de réseaux sociaux sans leur consentement.

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© Unsplash / Christian Wiedige

Les chiffres donnent le vertige. La startup Clearview a mis au point un logiciel de reconnaissance faciale qui dispose déjà d’une base de données comprenant trois milliards de visages. Plus problématique encore, ces photos ont été recueillies sur les réseaux sociaux et en l’absence d’accord préalable des utilisateurs. L’entreprise commercialise déjà son service auprès de 600 services de police, ce qui donne une idée de l’ampleur de ce phénomène.

Suite à la publication d’une enquête du New York Times en janvier, les géants du web ont commencé à réagir. Twitter, Facebook et Google ont envoyé une ordonnance à Clearview pour lui demander de cesser immédiatement ses pratiques et de supprimer les données déjà récoltées. Pour la firme de Mountain View, le problème concerne YouTube qui se prête particulièrement bien à la collecte d’images.

Des menaces importantes pour la vie privée

Le PDG de Clearview Hoan Ton-That a réagi à ces demandes lors d’une interview donnée à la matinale de CBS. Il ne voit aucune différence entre les procédés de sa compagnie et ceux des autres grands acteurs d’Internet :

Google peut extraire des données de tous les sites Web. Donc si c’est public, si c’est disponible, ça peut être dans le moteur de recherche de Google, et ça peut être dans le nôtre aussi.

Des propos aussitôt démentis par Google : « La plupart des sites Web souhaitent apparaître dans notre moteur de recherche, et nous donnons aux webmasters le contrôle sur les informations de leurs sites qu’ils veulent voir indexées dans nos résultats, ils ont aussi la possibilité que rien ne soit indexé. Clearview a secrètement collecté des images d’individus sans leur consentement. »

Cette polémique, qui est encore loin d’être arrivée à son terme, a en tout cas le mérite d’exposer au grand jour ces pratiques très controversées. La reconnaissance faciale peut bien sûr permettre de résoudre des affaires criminelles. Les forces de l’ordre affirment ainsi avoir bénéficié de cette technologie pour des crimes et délits allant du simple vol à des meurtres. Mais la collecte massive de ces données publiques pourrait bien aussi menacer à terme la vie privée de n’importe quel habitant de cette planète.

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Piron Patrick

    8 février 2020 at 13 h 53 min

    L’humanité ne peut être sauvée que par l’humanité. Et que fait celle-ci ?
    N’IMPORTE QUOI.
    Pauvres tarés.
    Entre les entreprises responsables, les gouvernements (au minimum) permissifs (pour ce qui est du pognon) et les citoyens lambda (au minimum) complètement stupides dans leurs choix, largement guidés par des médias corrompus (et/ou dominés), les chances de survivance de l’espèce (humaine) fondent encore plus vite que les glaciers.
    Ridicule.

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