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Moteurs de recherche

Google doit-il retourner en Chine ? Le président du conseil d’administration donne son avis

Dans une interview, le président du conseil d’administration d’Alphabet (Google), John Hennessy a admis que l’entreprise, comme d’autres, devrait faire des concessions sur ses valeurs si elle souhaitait retourner en Chine.

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Y Combinator Chine législateurs travail
© Flickr / Elliott Brown

Lors d’une interview accordée à Bloomberg il y a peu, John Hennessy a déclaré que Google se devrait de faire des concessions pour retourner en Chine et y installer son moteur de recherche. En 2010, les fondateurs de Google Sergey Brin et Larry Page ont pourtant quitté le pays, jugeant que ce dernier était trop adepte de la censure lorsqu’il s’agissait des résultats de recherche.

Google devra faire des concessions sur ses propres valeurs

Néanmoins, un petit groupe formé autour de Sundar Pichai travaille actuellement à faire retourner la firme dans le pays grâce à un moteur de recherche qui se plierait à la censure et la propagande en vigueur à Pékin.

Ainsi, Bloomberg a cherché à savoir si John Hennessy pensait que Google faisait le bien en retournant en Chine, si le projet venait à aboutir. À cette question, le président du conseil d’administration a déclaré : « Je ne connais pas la réponse à cela. Je pense que — Je pense que c’est une question légitime […] Toute personne qui fait des affaires en Chine compromet certaines de ses valeurs fondamentales. Chaque entreprise, parce que les lois chinoises sont très différentes de celles de notre pays ».

Il a également indiqué, laissant sous-entendre que lui-même se posait plusieurs questions quand au potentiel retour de Google : « La question qui me vient à l’esprit à ce moment-là, qui me préoccupe, est la suivante : vaut-il mieux donner aux citoyens chinois un moteur de recherche décent, un moteur de recherche capable même s’il est restreint et censuré dans certains cas, qu’un moteur de recherche qui n’est pas très bon ? Et cela améliore-t-il leur qualité de vie ? ».

John Hennessy

John Hennessy © Flickr / maveric2003

Il y a un mois, le président d’Alphabet, Sundar Pichai, est finalement sorti de son silence pour évoquer plus en profondeur le projet Dragonfly, nom de code interne pour l’initiative qui sous-tend le retour de la firme en Chine. Lors de sa prise de parole, il a déclaré que son moteur de recherche serait en mesure de traiter « bien plus de 99% des requêtes », malgré l’importante censure.

Dans le pays, de nombreux résultats de recherche sont volontairement désindexés, à l’exemple de l’événement qui s’est tenu place Tian’anmen en 1989. Durant plusieurs minutes, un homme portant un sac dans chaque main se tient devant un tank qui tente de poursuivre sa procession sur la place. L’homme ne bouge pas, le char tente de le contourner sans résultat. L’homme est ensuite emmené par d’autres, supposément des policiers, sans opposer de résistances. Ces images sont devenues le symbole de la résistance pacifique face à la répression du gouvernement et des armées. En Chine, les résultats de recherche ne donnent pas cette version de l’histoire, puisqu’ils n’évoquent que ce qui a été préalablement validé par Pékin.

Lors de l’interview, John Hennessy s’est également exprimé sur les cas de harcèlement sexuel qui aurait été couvert par l’entreprise, une révélation qui a entraîné une prise de position de certains employés de Google. Andy Rubin, fondateur d’Android, qui aurait quitté son poste en empochant 90 millions de dollars après avoir été accusé d’abus sexuel. Il a déclaré sur le sujet : « Tout le monde n’était pas au courant […] Je ne peux pas commenter les détails exacts de ce qui s’est passé à ce moment-là. Mais je pense que nous avons réalisé que la politique [sur les cas de harcèlement sexuel, NDLR] avait besoin d’être renforcée ».

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Patrick

    22 novembre 2018 at 12 h 43 min

    A cet article, il me vient une question : où sont les fondateurs de Google ?
    Sont-ils toujours dans Google ou parti ailleurs ?

    A quel moment ont-ils perdu la direction de l’entreprise ?
    Faisant passer de ce fait l’adage des origines : « Don’t be evil » à… quelque chose de moins reluisant.

    Bref, quand il y a des affaires à faire, on ne regarde pas avec qui on traite.

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