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En deux ans, Google a viré près de 50 personnes pour harcèlement sexuel

Durant ces deux dernières années, Google aurait licencié un total de 48 personnes liées à des affaires de harcèlement sexuel au sein de l’entreprise. Mais la firme aurait également couvert certaines affaires.

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Andy Rubin Google Android
Andy Rubin © Intel

Dans un document interne à l’entreprise, le directeur général de Google Sundar Pichai affirme que la compagnie a licencié 48 personnes accusées de harcèlement sexuel, sans indemnités de départ. De cette façon, le dirigeant espère répondre à une enquête du New York Times qui accuse l’entreprise d’avoir étouffé plusieurs affaires.

Google aurait encore des progrès à faire en matière de protection du harcèlement sexuel

Sur le total des 48 personnes, le document adressé aux employés de la compagnie précise que 13 étaient des hauts responsables. De fait, Sundar Pichai assure : « Lors des années récentes, nous avons effectué beaucoup de changements, y compris adopté une ligne dure sur des comportements inappropriés de personnes en position d’autorité ».

Le directeur de Google précise que toutes les relations intimes au sein de la firme se doivent désormais d’être déclarées, et qu’une ligne téléphonique est dédiée aux problématiques liées au cas de harcèlement sexuel depuis 2015.

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Néanmoins, l’enquête du New York Times évoque une version dont certains points sont largement différents. En effet, le journal indique qu’Andy Rubin, créateur d’Android aurait quitté l’entreprise après une affaire de harcèlement sexuel, en 2014. Le fondateur de l’entreprise Essential aurait imposé une relation sexuelle à une employée de l’entreprise avec qui il avait une liaison à l’époque. La même année, une enquête interne rapporte pourtant que les faits auraient été jugés crédibles, et pourtant, Google n’a pas agi en faveur de la victime présumée, comme l’indique Sundar Pichai dans son mémo. De plus, Andy Rubin aurait empoché 90 millions de dollars lors de son départ.

Sam Singer, porte-parole du fondateur d’Android a tenu à faire savoir que « M. Rubin a quitté Google de son plein gré en 2014 pour fonder Playground […] Il n’a jamais eu de comportement inapproprié chez Google ou ailleurs, et personne ne lui a jamais dit qu’il en avait eu ». Le porte-parole appuie son propos en indiquant que les relations qu’a eu Rubin chez Google étaient toutes consenties.

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Plus globalement, le New York Times indique que Singer n’est pas le seul puisque trois cadres dirigeants auraient été protégés au cours de ces dix dernières années. Google aurait eu connaissance des faits, mais décidé de ne pas les rendre publics.

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