Google se tourne vers Detroit pour son projet de voiture sans conducteur

Google entend bien commercialiser son projet de voiture sans conducteur. Pour y arriver, la firme de Mountain View se tourne vers Detroit. Et les choses pourraient s’accélérer rapidement si des partenariats se tissent.

Le projet de voiture sans conducteur de Google pourrait rapidement dépasser le cadre de la démonstration d’un certain savoir-faire et se retrouver chez les concessionnaires automobiles. C’est du moins le dessein de la société de Larry Page et Sergei Brin.

Tout est permis

Google n’a pas fini de nous surprendre. Hardware estampillé Google (smartphone Nexus, puis chromebook et peut-être bientôt une tablette Nexus), rachat de Motorola Mobility et plus récemment un projet de lunettes « intelligentes » (le project glass), un vrai fantasme de geek. Et maintenant, c’est vers Detroit qu’elle se tourne. En faisant les yeux doux à la ville de Lamothe-Cadillac (il l’a fondée), des frères Dodge, de Packard, Ford et autre Chrysler, Anthony Levandowski, à la tête du projet de voiture auto-conduite, a déclaré cette semaine devant un auditoire composé d’industriels de l’automobile que des partenaires étaient recherchés. En filigrane, Google désire mettre au point des voitures autonomes dans les 10 ans à venir.

Et Levandowski d’ajouter : « Nous discutons avec tous les industriels de l’automobile pour voir à quel point ils sont enthousiastes.» Il précise également que des « millions de kilomètres » devront encore être parcourus pour mettre au point le système. Mais il s’empresse d’ajouter qu’il pourrait être prêt « bien avant la prochaine décennie. Et si tel n’est pas le cas, honte à nous, les ingénieurs. »

Google Drive(s)

Le système de Google nécessite deux radars, l’un positionné devant et l’autre à l’arrière du véhicule, ainsi qu’un système de télédétection LIDAR disposé sur le toit. Une caméra recueille également des informations et les données sont couplées à celles de Google Street View. Et si le plus gros challenge réside bien dans la mise au point du software, la fiabilité et le coût des capteurs sont aussi problématiques dans le cadre d’une commercialisation.

Au-delà même de la mise au point, l’intégration d’un tel système dans la stratégie du groupe interroge. Et quid de la sécurité ? Le passager devrait pouvoir être prévenu à temps en cas de dysfonctionnement.

Retour charriot

D’autres obstacles se profilent à l’horizon de la Google driverless car. Ainsi, les législations en vigueur dans les différents Etats américains « obligent à ce qu’il y ait un conducteur dans tout véhicule. » Des lois qui datent d’un autre âge, de celui où les pionniers se déplaçaient en charriots tractés par des chevaux, mais le géant du logiciel a toutefois déjà réussi à faire pression sur l’Etat du Nevada pour que la loi y soit amendée.

Un long parcours attend donc Google mais on aime quand Mountain View nous fait fantasmer avec ses lunettes « intelligentes », ses projets Google X ou bien sa voiture sans conducteur.

(source)


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7 commentaires

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  2. Les constructeurs auto n’ont pas attendu Google, tous travaillent déjà à la voiture sans conducteur, mais il y a de terribles problèmes de responsabilité. Dans l’hypothèse d’un accident avec une voiture normale, le conducteur humain refusera toute responsabilité face à une stupide machine.

  3. Pingback: La voiture Google sans chauffeur officiellement agréée dans le Nevada

  4. Deux Etats américains ont autorisé les voitures sans conducteurs à circuler sur leurs routes. Avec le GPS qui connait les meilleures routes, les voitures qui se garent tout seule, qui freinent lorsqu’il y a danger et autres technologies nouvelles, nos voitures sont de plus en plus proches de l’autonomie.

    Kamila

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