Le gouvernement accro à Telegram ?

Alors que l’application Telegram compte plusieurs centaines de millions d’utilisateurs dans le monde, elle peut se vanter d’avoir tapé dans l’œil du président français Emmanuel Macron, puisque ce dernier est un utilisateur des premières heures et qu’il l’a démocratisée dans son entourage.

Telegram passe la barre des 100 millions d'utilisateurs

Macron s’est construit une image de président geek. Le premier sans doute en France. Cependant, plus que le reste, c’est sans doute son utilisation de l’application Telegram qui le démarque de ses prédécesseurs. Dans un long article du Nouvel Observateur, on se rend compte à quel point l’utilisation du réseau sécurisé est entré dans les mœurs de la « Macronie ».

Une utilisation de Telegram depuis 2016

Le phénomène aurait vu le jour en 2016. Aux début du projet « En Marche ». L’objectif n’est pas vraiment la sécurité de l’État sinon de rester discret quant aux ambitions de celui qui est alors ministre de l’Économie. Pour l’époque, il s’agit d’un vrai pari car on associe alors surtout Telegram, au service utilisé par les groupes terroristes. Conscients des enjeux, l’équipe sera d’ailleurs imitée par la majorité des autres candidats à la présidentielle.

Toutefois, c’est le maintien de son usage une fois arrivé au sommet de l’État qui intrigue. François Hollande et Nicolas Sarkozy étaient accros au SMS. Emmanuel Macron reste sur Telegram pour parler avec son équipe et même à tous les niveaux du pouvoir.

Du chien aux comités locaux

Selon ce reportage, Telegram se serait au final fait une place à l’Assemblée, dans les ministères mais aussi les comités locaux d’En Marche. En bas de l’échelle, on utilise des « boucles ». Même si la transmission des ordres semble plutôt être l’objectif principal, certains militants n’hésitent pas à lancer des vrais sujets de discussion, la magie d’une technologie plutôt libre.

Et pour ceux qui veulent aussi se détendre, il y a de la matière. Grâce à Nemo. Si vous ne connaissez pas les spécificités du couple présidentiel, il s’agit de leur chien adopté l’an dernier. L’animal aurait le droit à son propre fil de discussion. « On a eu une boucle sur Nemo, le chien du président. Tous les médias ont voulu faire un reportage sur lui. Ismaël  y était favorable, mais pas dans un grand journal. C’est finalement ’30 millions d’amis’ qui a eu l’exclusivité » explique Sybeth Ndiaya, la conseillère en communication. Une information indispensable vous l’aurez compris…

 


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