Il y a quelques mois, une nouvelle chronologie des médias a été adoptée. Celle-ci fait les affaires de Disney+, qui a réussi à bien négocier afin de pouvoir diffuser ses films bien plus tôt après leur diffusion dans les salles obscures. Mais quand il y a des gagnants, il y a des perdants.
Ainsi, la guerre du streaming continue de battre son plein dans l’Hexagone. Tout comme Netflix, Prime Video conteste la nouvelle chronologie des médias. Pour ce faire, le géant n’hésite pas sortir le grand jeu et à déposer un recours auprès du Conseil d’État.
Encore une nouvelle chronologie des médias ?
Pour rappel, la chronologie des médias est d’une importance capitale puisqu’elle organise l’ordre des différentes formes d’exploitation des films en France après leur diffusion dans les salles obscures en fonction des investissements des divers opérateurs. Après moult discussions et négociations, une nouvelle chronologie des médias a été instaurée. Le gros changement concerne Disney+ : la plateforme de streaming peut désormais sortir ses films 9 mois après leur sortie dans les salles de cinéma, contre 17 mois jusqu’à présent.
Mais le bonheur des uns fait le malheur des autres. De leur côté, Netflix et Prime Video n’ont bénéficié d’aucune amélioration. Ainsi, ils doivent toujours respecter un délai de 15 mois pour Netflix et de 17 mois pour Prime Video. De quoi voir rouge.
Prime Video a donc suivi l’exemple de Netflix et conteste cette nouvelle chronologie des médias. Les deux plateformes de streaming demandent une révision de ce nouvel accord et réclament un délai de “seulement” 12 mois.
Disney+ a réussi à court-circuiter ses concurrents en signant la nouvelle chronologie des médias en premier. De fait, celle-ci s’applique à Prime Video et à Netflix, sans qu’ils aient apposé leur signature. Effectivement, pour que la nouvelle chronologie des médias soit valable, il faut simplement qu’un acteur de chaque catégorie la signe. Du côté des plateformes de streaming, c’est Disney+ qui a coiffé au poteau ses rivaux. Mais l’idée ne plaît pas à Prime Video qui attaque ce principe devant la justice française.
Netflix et Prime Video questionnent la représentativité de l’accord signé uniquement par leur concurrent alors que celui-ci investit moins que Netflix dans le cinéma français. La plateforme de streaming d’Amazon déplore une nouvelle chronologie des médias qui n’est “plus en phase avec les usages des Français”. Si Prime Video investit moins, à cause d’un chiffre d’affaires moins important que ces concurrents, la plateforme maintient son engagement à sortir des longs métrages dans les salles obscures.
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