Dernières informations sur les vols d’évacuation
03/03 à 14 h 40 : Emirates a annoncé qu’il opèrera 80 vols au cours de la prochaine phase d’évacuation, pour transporter un total de 27 000 passagers bloqués aux Émirats arabes unis.
03/03 à 15 h 00 : Emirates et Etihad ont confirmé qu’ils ne reprendraient pas leurs vols planifiés avant le 5 mars. Les deux compagnies demandent à leurs clients à ne pas se rendre dans les aéroports, sauf s’ils reçoivent un message les invitant sur un vol.
03/03 à 21 h 30 : un premier vol Air France de rapatriement a décollé dans la soirée depuis l’aéroport de Muscat, en Oman. À son bord notamment, des équipages bloqués depuis samedi à Dubaï, du personnel de maintenance et des voyageurs vulnérables.
04/03 à 10 h 30 : Qatar Airways a prolongé l’arrêt de ses opérations de 48 heures. Nouvelle date : vendredi 6 dans la matinée. Aucun vol de rapatriement de la compagnie n’est prévu depuis la ville de Doha au Qatar, très exposée aux tirs iraniens. Emirates prolonge son arrêt jusqu’à ce soir, mercredi 4 mars à 23 h 59.
04/03 à 13 h 45 : Emirates prolonge l’arrêt de ses opérations jusqu’au 8 mars.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a pris la parole lundi 2 mars pour préciser que « près de 400 000 Français résidents ou de passage » se trouvent dans la douzaine de pays du Golfe et du Moyen-Orient directement touchés par les frappes iraniennes, depuis le déclenchement de la guerre par les États-Unis et Israël. La fermeture des espaces aériens et des aéroports a totalement verrouillé les déplacements, alors que des villes comme Dubaï ont pour la première fois été touchées par la guerre en 80 ans d’existence.
Le ministre français a déclaré : « Je sais l’inquiétude de nos compatriotes sur place, je sais l’angoisse de leurs familles », après avoir tenu une réunion de crise au Quai d’Orsay. Si la sécurité des ressortissants est « une priorité absolue », il n’y a à ce stade aucun vol de rapatriement de prévu. La situation évolue heure par heure et lundi soir, l’aéroport international de Dubaï (DXB) a rouvert de façon très limitée, pour laisser décoller plusieurs avions, dont des appareils Emirates et FedEx. Lufthansa a également rapatrié un Airbus A380 à vide, tout comme la compagnie basée à Abu Dhabi, Etihad.
Si aucun vol de rapatriement pour la France n’a encore été annoncé. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a tout de même déclaré mardi 3 mars que la France se préparait à affréter des vols pour rapatrier ses ressortissants « les plus vulnérables » présents dans les pays du Moyen-Orient touchés par la guerre contre l’Iran.
Les vols reprennent, mais les risques sont toujours présents face aux missiles et aux drones iraniens
Mardi 3 mars au matin, plusieurs vols Emirates en A380 ont décollé avec des passagers à bord. L’un d’eux, sur le vol EK73, est en direction de Paris-Charles de Gaulle (CDG). On note aussi deux vols pour Londres en Angleterre et un autre pour Francfort en Allemagne. Les autres mouvements à noter ce mardi matin à 10 h 30 concernent un avion de la compagnie russe Aeroflot (en direction de la Turquie) ainsi que deux vols FlyDubai (Baku en Azerbaïdjan, Moscou en Russie) et un jet privé pour Genève en Suisse.

Air France n’a pas prévu de reprendre ses vols dans la région (4 dessertes à Dubaï, Riyad, Beyrouth et Tel-Aviv) avant jeudi 5 mars, en fonction de l’évolution de la situation. Il faut dire qu’au cours de la nuit, Emirates a rebroussé chemin sur plusieurs de ses vols en direction de Dubaï, quelques heures seulement après que les avions n’aient décollé. La faute à des risques trop élevés de frappes iraniennes. À Dubaï, des centaines de drones et de missiles balistiques ont tenté de frapper la ville, même si la plupart ont été déjoués par le système défense des Émirats arabes unis.
Système antimissiles : les UAE et le Qatar ont besoin de nouvelles munitions
Selon Bloomberg, les Émirats arabes unis devront recevoir en urgence de nouvelles munitions pour leurs systèmes antimissiles, sans quoi les stocks seront vides dans une semaine (4 jours pour le Qatar) au rythme actuel des tentatives de frappes iraniennes. Cette autre échéance maintient d’autant plus les compagnies aériennes à ne pas envisager de retour à la normale de si tôt. Du côté de Donald Trump, le président des États-Unis qui a donné l’ordre de l’opération « Epic Fury » sur Téhéran, les frappes ne devraient pas se calmer avant plusieurs semaines.
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